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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 10:37

http://www.scifi-universe.com/upload/medias/romans/miroir_satan_fleuvenoir.jpgQuatrième de couverture : Martin Williams, un scénariste, fait l'acquisition d'un miroir ayant appartenu à Boofuls, enfant-star d'Hollywood, assassiné en 1939 dans des circonstances aussi tragiques que mystérieuses.

 

Les miroirs, c'est bien connu, peuvent être des portes sur d'autres mondes. Celui-là est une porte sur l'enfer, sur un "Hollywood à l'envers" où, sous ses dehors de petit garçon angélique, Boofuls va se révéler la plus diabolique des créatures...

 

Avis : Il y a des livres qui nous marquent, on ne sait pas trop pourquoi. On m'avait prété ce livre à l'époque où je lisais beaucoup de littérature "horreur". Ce livre m'a tellement marqué que je l'ai acheté quelques années plus tard en tombant dessus, voulant absolument l'avoir dans ma bibliothèque. Le défi lecture a été l'occasion de le ressortir et de le relire, pour voir si mon intérêt était vraiment justifié. Après cette relecture, je pense voir ce qui m'a séduit dans ce livre et qui m'a fait me souvenir de l'histoire même quelques années après sa lecture.

 

Une fois de plus, je vais râler sur le quatrième de couverture qui, hélas, en révèle beaucoup trop sur l'intrigue à mon goût. Un résumé plus mystérieux aurait été préférable, cela aurait évité de casser un peu le mystère de l'ambiance. Je n'avais pas lu la même édition à l'époque et il me semble bien que le résumé était différent et moins révélateur de l'intrigue. Je vais tout de même essayer de donner le moins de spoilers possibles, mais il risque d'y en avoir vers la fin de mon avis (Vous êtes avertis).

 

L'histoire est plutôt classique. Martin Williams, un scénariste de séries télés, est obsédé par un jeune acteur des années 30, Boofuls. Ce jeune garçon est mort assassiné par sa grand-mère en pleine gloire avant que celle-ci se suicide. Depuis, le nom de ce jeune acteur est devenu tabou à Hollywood, le destin tragique de ce garçon étant trop dérangeant. Cependant, Martin Williams a écrit un scénario d'une comédie musciale ayant pour thème la vie de Boofuls et il tente, sans grand succès, de proposer l'idée à différents agents à Hollywood. Il est aussi toujours à l'affut d'objets ayant appartenu au jeune acteur et c'est ainsi qu'il déniche un miroir ayant appartenu à Boofuls. Et quel miroir ! Celui-là même qui se trouvait dans la pièce où Boofuls a été assassiné par sa grand-mère ! Sur un coup de tête, Martin l'achète et le ramène chez lui. Mais il va vite se rendre compte qu'il y a quelque chose d'étrange avec ce miroir...

 

L'histoire est classique, certes, mais efficace. On sent que l'auteur maitrise bien la tension qui monte au fur et à mesure dans le livre. Le fantastique est amené par petites touches, augmente petit à petit en intensité et en horreur pour finir sur un grand final. Martin, le héros, est aussi un personnage intéressant. Un homme obsédé par un sujet, persuadé qu'il arrivera un jour à la gloire grâce à ce jeune garçon assassiné. Il est fascinant de le voir basculer dans l'incompréhension, le scepticisme, accepter la vérité, flirter avec le danger et finalement agir selon ses convictions. Ce n'est pas un héros tout blanc dans son armure brillante. Il est beaucoup plus gris, il doute, il a peur, il cherche des solutions. Les personnages secondaires qui entourent le héros ne sont pas juste des potiches, mais ont une personnalité développée et sont attachants (mention spécial à Mr Capelli, Ramone et Emilio).

 

Et bien entendu, ce qui fait tout le livre, c'est le miroir. Le choix de cet objet est judicieux et particulièrement bien utilisé. Qui ne s'est jamais demandé si il y avait un tout autre monde dans le miroir dans lequel on se regarde? Que notre reflet nous observe derrière notre dos? Que ce qui parait être n'est pas la réalité? (Bon je suis peut-être la seule à me poser ces questions :D). Les (nombreuses) références à Lewis Caroll et à ses livres sont particulièrement adaptées à l'univers de l'auteur.

 

Enfin, le grand méchant est vraiment réussi. C'est tout à fait le genre de "bad guy" que j'aime : froid, calculateur, sadique avec une apparence angélique. Le voir interagir avec le héros est tout à fait agréable, de le voir jouer avec lui et de voir du coup les doutes du héros. C'est autant plus joussif de voir les horribles choses que cet "innocent" gamin a infligé à tous ceux qui le dérangeaient. Ce personnage m'a tellement marqué que je m'en suis inspirée pour créer un de mes grands méchants dans une de mes parties de jeux de rôles. Et je dois dire que mes joueurs ont adoré (et détesté, les deux à la fois) ce personnage.

 

Un seul reproche, mais qui est commun à de nombreux livres, la fin est un peu trop rapide, bien qu'elle soit bien réussie de mon point de vue. Les 50 dernières pages sont très très bonnes, mais un peu trop courtes je trouve. Cependant, ce n'est pas un énorme reproche car elle clôt parfaitement le livre.

 

Bref, un bon livre fantastique, avec quelques passages gores. C'est agréable de se replonger dans un bon livre d'horreur avec une histoire simple, mais bien ficelée.

 

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Published by Fée - dans Fée lectrice
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commentaires

Sabbata 14/02/2011 19:00



Je n'ai pas lu la fin de ton article pour ne pas être spoilée si je décide de me le prendre un jour. Cet auteur a le don pour me faire flipper, mais le lire est à chaque fois un délice. Va
falloir trouver un métier qui paie bien pour acheter tout ce que je veux en livres ^^.



Fée 14/02/2011 19:36



J'ai essayé de rester la plus vague possible, mais dans le doute, j'ai préféré mettre un avertissement ;) En tout cas, si tu aimes l'auteur, je te le recommande :) C'est mon favori avec le
portrait du mal. Et je suis complètement d'accord pour le métier qui paie bien ! Ou mieux Rentière ! :D



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