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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 19:14

/!\ Spoilers! Certains passages dévoilent des parties de l'intrigue! /!\

 

 

Quatrième de couverture :

 

MacKayla Lane ferait n’importe quoi pour sauver ce monde qu’elle aime. Sidhe-seer talentueuse, elle a déjà combattu et vaincu le redoutable Sinsar Dubh – un livre millénaire de pure malignité – et pourtant, l’emprise du livre sur elle n’a jamais été aussi forte.

 

Quand les murs qui protégeaient les humains des séduisants et insatiables Faes ont été détruits à Halloween, ces immortels longuement emprisonnés ont ravagé la planète. Maintenant, Dublin est une zone de guerre avec différentes factions se battant pour son contrôle. Alors que la ville retrouve sa chaleur et que la glace laissée par le Hoar King fond, les tempéraments s’enflamment, les passions s’échauffent et de dangereuses lignes sont franchies. Les Seelies et Unseelies luttent pour le pouvoir contre neuf ancients immortels qui ont gouverné Dublin pendant des millénaires. Une bande rivale de Sidhe-seers projette d’envahir la ville, déterminée à la clamer comme la leur. L’ancienne protégée et meilleure amie de Mac, Dani « Mega » O’Malley, est maintenant leur pire ennemi. Encore plus urgent, le druide des Highlands Christian MacKeltar a été capturé par la Crimson Hag et est entrainé chaque jour encore plus profondément dans la folie Unseelie. La seule personne sur laquelle Mac peut compter est le puissant et dangereux immortel Jéricho Barrons, mais même leurs liens sont mis en péril par une ancienne trahison.

 

C’est un monde où rester en vie est une lutte constante, la ligne entre le bien et le mal est floue, et chaque alliance vient avec un prix. Dans une bataille épique contre les forces du mal, Mac doit décider à qui elle peut faire confiance et ce que vaut sa propre survie.

 

Source : Amazon.com / Traduction par moi-même.

 

Précédent avis sur la série : Avis : Iced - A Dani O'Malley novel de Karen Marie Moning (Fever serie) VO

 

Avis :

 

A ma grande surprise, ce nouveau livre de Karen Marie Moning n’est pas centré sur Dani comme le tome précédent. C’est bien MacKayla Lane qui nous fait un retour en fanfare dans ce tome (oui, je n’avais pas lu le résumé avant de commencer le livre, Karen Marie Moning est un des rares auteurs que j’achète encore les yeux fermés). Pourtant, le livre tente bien de feinter en nous montrant Dani au début de ce tome, mais rapidement, on passe sur Mac pour ne plus la quitter.

 

Dans Burned, on retrouve Dani et Mac là où on les avait laissé : dans un face à face tendu. Souvenez-vous, Mac avait appris à la fin du 5ème que Dani avait eu un rôle actif dans la mort d’Alina. Depuis cette révélation, Dani tente par tous les moyens de ne pas croiser Mac, persuadée qu’elle la déteste. Pendant tout le tome 6, Dani réussit à ne pas la croiser jusqu’à la fin, où Karen Marie Moning nous laissait en plein suspens alors que Mac et Dani se rencontraient pour la première fois après les révélations sur la mort d’Alina. Autant dire que ce tome 7 commence avec un échange tendu entre les deux jeunes femmes. Évidemment, l’échange ne se passe pas très bien. Mac n’est pas encore sûre de ses sentiments envers Dani. Elle veut la considérer comme non responsable de la situation mais elle est encore sous le choc de savoir que Dani est en un sens coupable de la mort de sa sœur. Quant à Dani, elle est persuadée que Mac lui en veut à mort, qu’elle la déteste pour ce qu’elle a fait et qu’elle veut la tuer (aaah la vision en noire et blanc du monde pendant l’adolescence). Le dialogue de sourds entre les deux se transforme en course poursuite qui se termine quand Dani passe à travers un des miroirs d’argent, ces portes vers d’autres dimensions, sous le regard effaré de Mac. Les miroirs sont maintenant instables et ne mènent pas forcément où ils l’indiquent. De plus, Mac sait que Dani n’a pas pris un des rares miroirs encore fiables. Dani peut rester bloquée à errer dans les miroirs pendant des jours, voir ne jamais en ressortir…

 

Après plusieurs jours, Mac se rend à l’évidence. Dani n’est pas ressortie des miroirs et risque de ne jamais revenir… Malheureusement, Mac a des problèmes plus pressants à régler. Des phénomènes étranges apparaissent là où le Hoar King s’est manifesté dans le monde. Un groupe de Sidhe-Seer inconnu mené par une puissante Sidhe-Seer, Jada, est arrivé en ville et tente de prendre le contrôle de l’abbaye. En parlant de l’abbaye, Cruce semble y avoir une influence de plus en plus forte et la leader des Sidhe-Seer garde secret ses rêves où il se manifeste. Mac doit en plus compter avec le Sinsar Dubh qui lui murmure de sombres promesses de pouvoir à l’oreille et qui commence à étendre son influence sur l’esprit de Mac jusqu’à un fatal blackout où Mac émerge au milieu de deux corps massacrés, celui de la Grey Woman et un humain. Vu les circonstances, elle n’a aucun doute que la personne qui a commis ce massacre n’est autre que elle-même…

 

Autant dire que, une fois de plus, nous sommes de nouveau au cœur de l’action. Passée la surprise de voir que Mac était de nouveau de personnage principal, c’est un plaisir de revoir le tandem Mac/Barrons. Il y a beaucoup à faire et c’est vraiment intéressant de se replonger dans ce Dublin séparé en différentes factions : Sidhe-seers, Seelies, Unseelies, Humains et Immortels. Des alliances contre nature se nouent pour tenter de remettre Dublin sur pieds et d’empêcher tant bien que mal que la ville soit déchirée par les conflits entre les différentes factions de la ville. On voit aussi apparaitre de nouvelles puissances en jeu notamment la mystérieuse Jada et une des légendaires princesses Unseelies, qui selon la légende, n’avait pourtant jamais été créé par le Unseelie King. On revoit aussi des personnages connus des précédents tomes : Christian, Ryodan, Jo, Dancer et Lor pour les plus notables. On a même une apparition des MacKeltar à la fin du livre. Que du beau monde pour une histoire qui fait la part belle à l’action et aux révélations.

 

Pour parler plus histoire, on sent que c’est un tome de transition qui met en place le décor pour le prochain tome. Il se passe beaucoup de choses, n’ayez pas peur, mais on sent que Karen Marie Moning place ses pions, fait du ménage, introduit les nouveaux personnages importants et règle certains problèmes (Christian et la Crimson Hag notamment). Toute cette préparation laisse tout de même un peu sur sa faim, beaucoup de problèmes restent en suspens. Cependant, n’ayez pas peur, il se passe beaucoup de choses et je peux vous dire que vous ne voyez pas passer le livre. Cependant, à la fin du tome, je me suis dit « Ah! Dans le prochain tome, tout va vraiment commencer! ». Karen a dégraissé, préparé, récupéré les personnages importants. Tout est prêt pour la suite. Attention, ne pensez pas que je n’aime pas les tomes de transition, il en faut bien entendu! Cela laisse juste sur sa faim, mais cela augure un prochain tome bien rempli et qui ne va pas tergiverser pendant les premiers chapitres.

 

Côté personnages, il y a du monde dans ce tome-ci, ce qui renforce l’idée que Karen réunit ses pions pour un beau final. C’est un plaisir de revoir Mac! J’étais un peu triste de voir que Dani n’était plus sur le devant de la scène dans ce tome mais j’avais oublié à quel point Mac est cool! Forte, courageuse, badass mais en constante lutte contre son parasite indésirable, le Sinsar Dubh. En parlant de ce livre, il est comme un personnage à part entière, avec ses dialogues, sa personnalité. J’aime le côté tentateur et corrupteur et la difficulté que Mac a à contrôler cette puissance énorme qui lui parle constamment. J’aime beaucoup cette relation hôte/parasite et le petit côté facétieux/psychopathe du livre, capable de plonger Mac dans l’horreur tout comme de lui sauver la vie au bon moment. Barrons est bien entendu de la partie, assez égal à lui-même. Je l’ai trouvé un peu en retrait dans ce tome. De plus, je suis assez mitigée sur ce que l’on apprend sur lui et Mac. Barrons et Mac ont couché ensemble quand il est venu la voir peu après qu’elle soit arrivée à Dublin. Il a effacé sa mémoire quand il a vu qu’elle regrettait. Mac commence à avoir des lambeaux de souvenirs qui refont surface, elle n’est pas contente et accuse Barrons de l’avoir trahi. Mouais. Cela fait un peu « faux » et donne l’impression que Karen a voulu mettre du doute dans l’esprit de Mac mais s’est mal débrouillée. Ça tombe un peu comme un cheveu sur la soupe, ça sonne mal et ça fait une scène de fesse un peu gratuite. Je pense qu’il y avait d’autres moyens pour que Barrons et Mac trouvent un sujet de dispute tout au long du livre. Ryodan est aussi de la partie et on en apprend un peu plus sur lui. Il commence à se différencier de Barrons (mon reproche au précédent tome) et on cerne de plus en plus son caractère et sa personnalité. On le découvre un peu plus humain, soucieux de protéger ce qui est sien. Il reste tout de même bien arrogant et imbu de lui-même mais c’est aussi ce qui est son charme. J’ai mon petit coup de cœur pour Lor, un des Immortels. Il me fait rire et a un petit côté beau gosse, tombeur de ses dames et nounours bourru qui apporte un peu de légèreté dans le livre. J’ai beaucoup apprécié les scènes où il apparaissait. Les autres personnages secondaires importants ne sont pas en reste mais j’attends le tome suivant pour voir les histoires qui les impliquent avancer. Je suis très intéressée par la (les?) princesse Unseelie. Cela amène un petit élément mystérieux et incontrôlable dans ce puzzle où les pièces s’emboitent. J’attends aussi avec impatience que Cruce se réveille (je veux!). Enfin, est-ce que Christian a retrouvé une partie de sa sanité? Ou allons-nous avoir des surprises de ce côté? Et qu’en est-il du Unseelie King? Va-t-il se décider à agir directement dans le monde humain? Rhaaaaa, les bad guys décidémment, c’est les personnages qui m’attirent.

 

Vous avez sûrement constaté que je n’ai pas parlé d’un personnage pourtant important, Dani. Et c’est là que j’arrive à mon point mitigé de ce tome. Je ne sais pas trop me positionner quant à son évolution drastique dans ce tome. Je ne pensais pas que l’on allait revoir Dani si tôt et encore moins d’apprendre qu’elle avait une seconde personnalité, Jada. Je m’attendais encore moins à ce que Jada soit maintenant la personnalité dominante et surtout pas du tout que Dani/Jada allait prendre 5/6 ans (et des boobs) entre son entrée et sa sortie du dédale des miroirs! Autant dire que oui, cela surprend clairement, je pense que personne n’avait la moindre idée que cela allait arriver. Que Dani reste longtemps dans les miroirs, oui. Qu’elle en ressorte affectée, changée, plus dure, oui. Avec une seconde personnalité maintenant dominante, pourquoi pas, j’aime assez l’idée en réalité d’avoir deux personnalités : la personnalité fofolle de Dani, l’ado, la bravache, la toute jeune avec ses réflexions d’ado et la personnalité froide, guerrière, la survivante en la personne de Jada. Par contre, c’est donc bien pratique que celle-ci ait pris quelques années! Maintenant, c’est légal de faire des galipettes avec! Graaaaaaaa, la Fée n’est pas contente! Je m’attendais à mieux de la part de Karen Marie Moning! J’appréciais de voir la personnalité d’ado de Dani, de voir comment elle gérait cet univers post-apocalyptique et ses pouvoirs à un âge où tu as habituellement d’autres préoccupations. J’adorais la voir interagir avec Ryodan et pester contre lui, comme une ado avec sa famille. Là, cela n’a pas raté, maintenant que ce n’est plus illégal, relation en vue entre Ryodan et Jada/Dani. Oooooh quelle surprise *air faussement étonné*. Zou, un beau bisou goulu! Dis-donc c’est bien pratique les miroirs d’argent, cela pourrait intéresser pleins de gens louches! Je m’étais fait la réflexion en lisant le précédent tome que ça allait être compliqué de donner une romance à Dani avec Ryodan vu le jeune âge de celle-ci. La seule romance potentielle que je voyais était avec Dancer, certes un peu plus âgé, mais moins horriblement dérangeante qu’avec un être immortel. Karen Marie Moning a réglé le problème… à mon grand désespoir… (et je trouve quand même cela dérangeant).

 

Bref, pour résumer, un tome de transition où on sent clairement que tout se met en place pour le final. On revoit beaucoup de personnages pour notre plus grand plaisir et surtout MacKayla, qui est un personnage que j’aime toujours autant. Je suis cependant très mitigée concernant le sort de Dani et y voit surtout une facilité pour enfin nouer une romance entre deux personnages qui n’auraient JAMAIS dû avoir une possible relation amoureuse. Je me sens un peu trahie par l’auteur qui prend la solution de facilité. C’est la première fois que je suis déçue par Karen, j’ai l’impression que Dani a été sacrifiée sur l’autel des relations amoureuses obligatoires. Malgré cela, je vais lire le tome suivant rien que pour avoir le dénouement de cette saga passionnante. L’univers reste original et travaillé, la plupart des personnages ont une évolution intéressante (notamment Mac, Cruce, Christian). J’espère que le prochain tome sera à la hauteur de mes attentes.

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 09:59

Quatrième de couverture : Un amnésique se sauve d’un hôpital psychiatrique après avoir appris le nom de la personne qui l’a fait interner : sa propre sœur. Celle-ci lui révèle qu’il s’appelle Corwin et qu’il est l’un des neuf frères qui se disputent le royaume d’Ambre, le seul monde réel (les autres n’étant que ses reflets). Premier volume de la série des princes d’Ambre où Zelazny a su éclairer l’étrange modernité des contes de fées.

 

 

 

 

Avis : Cela fait très longtemps que j’ai les deux premiers tomes de cette série dans ma bibliothèque mais je ne me suis décidée que récemment à commencer le premier tome de ce long cycle (10 tomes). J’ai en plus profité de mes récentes vacances pour trouver les tomes 3, 4 et 5. Il ne me reste plus qu’à mettre la main sur les cinq derniers tomes!

 

Le quatrième de couverture étant un bon résumé du début du livre, je ne vais pas en rajouter plus. Après une brève introduction montrant Corwin amnésique, celui-ci retrouve progressivement ses facultés au fur et à mesure qu’il revient en contact avec sa vie de prince d’Ambre. Sa sœur Flora l’a fait interner et le surveille étroitement sur l’Ombre Terre à la demande d’Eric, frère détesté de Corwin. La situation politique en Ambre est incertaine : Obéron, le roi d’Ambre a disparu et ses enfants se disputent le trône. Corwin décide de revenir en Ambre et de clamer son droit au trône.

 

Bien évidemment, tout ne se passe pas comme prévu, Corwin est affaibli et n’a pas récupéré l’entièreté de ses pouvoirs, notamment sa capacité à se mouvoir dans les Ombres et donc à atteindre Ambre. C’est donc avec l’aide d’un  de ses frères, Random, qu’il va retourner en Ambre avec pour objectif de récupérer ses pouvoirs en chemin. Il va aussi falloir éviter en chemin les sbires d’Eric qui ne souhaite pas que Corwin atteigne Ambre vivant.

 

La première chose qui frappe dans ce livre est l’écriture très fluide de l’auteur. C’est simple, clair et étonnamment facile à comprendre. Pourtant, le concept de naviguer dans les Ombres pour atteindre Ambre, le seul monde réel, peut paraitre compliqué au premier abord. Cependant, l’auteur a pris le parti de faire des explications courtes et simples permettant de facilement saisir et assimiler le concept. Cela nous permet d’apprécier rapidement les différents mondes traversés et le pouvoir immense des princes d’Ambre, capable de passer d’un monde à l’autre par la seule force de leur volonté. L’univers parait à la fois très concret et onirique, avec des possibilités infinies pour ceux qui peuvent se mouvoir dans les Ombres.

 

Corwin est le personnage principal du livre, un des princes d’Ambre, héritier potentiel du trône. Cependant, bien qu’il soit désigné comme le héros du livre, il est intéressant de constater qu’il n’apparait pas réellement comme étant quelqu’un de « bien ». Il veut le trône surtout parce que Eric, le frère qu’il déteste le plus, veut lui-même le trône. Est-il pour autant le plus apte à régner? Ce n’est pas si clair que cela. Attention, Corwin n’est clairement pas quelqu’un de mauvais, il est même plutôt sympathique, mais on sent que c’est quelqu’un d’aguerri, un maître de la politique et non une personne altruiste.

 

Le plus intéressant dans ce livre est de voir la mise en place de l’implacable jeu politique qui se tisse entre les frères et sœurs pour obtenir le trône d’Ambre. Alliances, mésalliances et trahisons sont au programme. De plus, Corwin est un héros volontaire et qui n’a pas peur de se lancer dans la bataille. Il est aussi agréable de voir que parfois, les choses tournent mal, voir même très mal pour le héros. Zelazny n’hésite pas à mettre Corwin dans des situations délicates, nous faisant nous demander comment il va s’en sortir. Le scénario est plein de rebondissements et de retournements de situations : tout ce que j’aime.

 

Pour conclure, il s’agit du premier tome d’une longue série de livres et pour une introduction, c’est clair et on est directement dans le cœur de l’action. Les concepts majeurs de l’univers sont clairement expliqués et facilement assimilés par le lecteur. Je suis actuellement dans la lecture du tome 2 (Les fusils d’Avalon) qui est tout aussi passionnant. Le jeu politique continue à se développer pour mon plus grand plaisir.

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 20:36

http://2.bp.blogspot.com/_yFpBBZAPceo/TU8OZcfW6pI/AAAAAAAAAWM/sol97SmrHQQ/s1600/rachel-morgan-1.jpgQuatrième de couverture : Rachel Morgan est une jeune femme comme les autres… mais il ne faut pas se fier aux apparences : c’est une sorcière! Après sept ans passés à chasser les criminels qui se cachent parmi les créatures de la nuit, Rachel démissionne et lance sa propre agence. Le seul problème, c’est que personne n’est censé quitter cette police très spéciale, et Rachel est aussitôt traquée par des tueurs munis d’un bel assortiment de malédictions bien vicieuses. Le seul moyen de s’en sortir? S’associer avec une vampire envoûtante et pour le moins inquiétante…

Source : Amazon.fr


Avis : J’ai terminé il y a un petit moment ce livre (je suis terriblement en retard sur les avis de lecture…) que j’avais acheté sur un coup de tête. Quelques jours après mon achat, je vois en plus que cette série m’est recommandée par Zina sur ce blog. Du coup, je me suis lancée plutôt confiante dans ma lecture et je me suis laissée prendre dans l’histoire avec beaucoup de plaisir.


Rachel Morgan est une Coureuse du SO (Sécurité d’Outremonde) et pas une des plus mauvaises, mais elle ne se coltine que des courses minables, son patron ne lui refilant que des Courses pourries. En ayant marre, elle finit par décider de quitter le SO. Petit problème, personne ne quitte le SO et la dernière personne qui a tenté de le faire a été retrouvé morte. Mais Rachel n’est pas impressionnée et elle démissionne, accompagnée (à sa grande surprise) de Jenks, un pixie charmeur et d’Ivy, une vampire et accessoirement la meilleure Coureuse du SO. C’est là que les ennuis commencent…


Une première chose que j’ai vraiment apprécié dans ce premier tome, c’est l’histoire du monde et de sa mythologie. Kim Harrison prend le temps de présenter son monde et d’expliquer comment on en est arrivé là sans être barbante. Cela devient beaucoup trop rare d’avoir des explications sur l’univers dans lequel vivent les héros que j’ai beaucoup apprécié savoir comment les créatures de l’Outremonde sont devenues aussi présentes dans la société. En règle générale, l’auteur ne nous laisse jamais dans le flou. 


Le personnage de Rachel m’a beaucoup plu. Elle est marrante, dynamique et souvent complètement inconsciente des dangers dans lesquels elle se fourre. Habituellement, je ne supporte pas les héroines du genre mais j’ai bizarrement accroché avec elle. Il faut dire que malgré son côté un peu suicidaire (« Et si j’allais me jeter dans la gueule du loup? »), elle n’est pas sans ressource et a l’air d’une sorcière puissante. Je trouve très sympa de la voir faire ses potions et nous donner pleins d’explications sur la magie et comment elle la pratique. Cela donne à Rachel beaucoup de corps et de personnalité. Il faut dire aussi que j’ai rarement lu des livres d’Urban Fantasy avec une héroïne sorcière alors j’ai sans doute aussi beaucoup apprécié la nouveauté. J’ai vraiment hâte de voir plus de magie et plus de potions en action. 


L’atout charme de la série, ou en tout cas, mon atout charme, c’est Jenks. Habituellement, ce genre de personnage dans les livres se croit drôle mais est en réalité plus pénible et boulet qu’autre chose. J’ai tendance à détester ces personnages qui sont des Jar Jar Binks en puissance : pas drôle et tête à claque. Hors, Kim Harrison évite tous les clichés et fait de Jenks un personnage aux ressources incroyables : drôle sans être lourd, loyal, courageux, attentionné envers sa famille. Ce personnage dégage une force incroyable malgré sa petite taille et on sait que l’on peut compter sur lui. C’est clairement mon préféré dans la série et il m’a impressionné tout au long du livre.


Je suis un peu plus réservée sur Ivy. Elle parait forte et distante mais on se rend compte rapidement que ce n’est pas le cas. Je lui reproche pas mal de ne pas être assez sincère avec Rachel. Habiter avec une vampire implique beaucoup de règles qu’elle n’a pas expliqué à Rachel et ce qui conduit à beaucoup de quiproquos et de tensions. Je trouve dommage de laisser Rachel dans le flou et encore plus de lui reprocher ensuite d’avoir fait des erreurs. Heureusement, on se rend compte qu’elle tient à Rachel mais j’aimerais qu’elle se la joue moins vampire mystérieuse et plus amie sincère. 


Niveau histoire,le rythme est vraiment agréable à suivre et on se laisse porter par les moments plus calmes tandis que l’on dévore les phases plus action/infiltrations. J’ai beaucoup apprécié les phases infiltrations et le fait que Rachel ne peut pas compter sur la force brute pour parvenir à ses fins. Cela donne des passages plus fins et donne beaucoup de tensions à certaines scènes car elle n’est pas Wonder Woman. Une mention spéciale à tous les passages avec Trent Kalamack. Ce personnage est vraiment intéressant tout en gardant une vraie part de mystère. Un méchant comme je les aime qui a l’air de ne reculer devant rien pour atteindre ses buts. J’ai hâte de le revoir, il me semble très prometteur. Et j’aime beaucoup la relation étrange qu’il développe avec Rachel. Une histoire pleine d’actions mais de moments plus calmes, donnant un rythme agréable au livre.


Je vais finir avec un bémol : Nick. Ce personnage tombe comme un cheveu sur la soupe. Il me semble louche et peu digne de confiance, surtout après ce qu’il fait à Rachel. J’ai du mal à lui trouver quelque chose de positif et je n’aime pas le fait que Rachel s’intéresse à lui. Il me semble… pas à sa place dans l’histoire. De plus, je trouvais plutôt agréable de ne pas avoir d’histoire d’amour (pour une fois) et son apparition donne un peu l’impression que l’auteur s’est rendu compte que l’héroïne n’avait pas d’intérêt amoureux et qu’il fallait vite lui en trouver un. J’ai beaucoup de réserve pour le personnage, j’attends de voir ce que cela va donner dans les prochains tomes.


Bref, j’ai beaucoup apprécié ce premier tome : l’univers, l’héroïne et la plupart des principaux protagonistes. Le grand méchant semble à la hauteur (ce qui est un immense plus). J’ai vraiment hâte de lire la suite et de continuer à explorer l’univers de Rachel Morgan.

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 12:21

Bon, ok, je suis un peu en retard :P En général, on fait les bilans des années précédentes au mois de Janvier. Mais comme je suis une rebelle de la forêt, je le fais en Février :P

 

Sans grosse surprise, je n'ai pas terminé le Défi Lecture 2012. Je m'en doutais un peu au départ mais j'ai tout de même voulu y participer parce que j'aime beaucoup avoir ce genre de "cadre" de lecture avec des catégories imposées. Cela fait sortir des sentiers battus et peut me permettre de faire de belles découvertes. Malheureusement, entre le boulot qui a été assez prenant une bonne partie de l'année et les nombreuses parties de jeux de rôles que j'ai en cours, mon temps de lecture s'est considérablement réduit. N'étant pas en plus du genre à sélectionner mes livres en fonction de leur taille, je peux me retrouver à lire plusieurs pavés d'affilés (ce qui prend plus de temps à lire que des livres de 200 pages écrits en gros :P). De plus, j'ai lu un certain nombre de livres de jeux de rôles, livres qui (malheureusement ^^) ne comptaient pas dans le Défi. L'important, c'est de participer et j'ai tout de même lu 11 livres sur les 20 imposés.

 

Au cours de l'année 2012, je me suis rendue compte en cherchant mes lectures potentielles que je suis de plus en plus difficile quant au choix de mes lectures. Autant pour certains genres comme la Fantasy, je choisis encore au coup de coeur, autant pour d'autres genres (comme la bit-lit), je fais quelques recherches avant de commencer un livre. Je ne veux plus tomber sur des livres de piètre qualité et je suis beaucoup plus restrictive dans mes choix. Il y a tout de même des auteurs que j'achète encore les yeux fermés comme Michel Robert ou Karen Marie Moning, mes deux coups de coeur de l'année. L'année 2012 est aussi l'année du deuil et de la rupture : moi et Laurell K. Hamilton, c'est terminé. Pour moi, cette série ne m'apporte plus aucun plaisir à la lecture et, vu que l'auteur n'a pas l'air de vouloir changer quoique ce soit à sa série, je doute qu'un revirement de situation ait lieu...

 

Pour l'année 2013, il n'y a pas de défi lecture d'organisé. C'est un peu dommage car j'aime le principe (même si je n'ai pas terminé le défi 2012). Cependant, je suis ouverte à toute proposition! Enfin, je n'aurais sans doute pas le temps de tenir un gros défi exigeant demandant la lecture de nombreux livres mais si jamais on me met au défi de lire tel ou tel livre, je serais plutôt partante (à condition que le livre soit trouvable sans que je parcours le Québec en long en large et en travers pour le trouver :P)

 

J'ai quelques projets de lecture pour cette année 2013, j'ai d'ailleurs une review de livre à écrire et un livre déjà bien entamé. En vrac, voici ce que j'aimerais lire pour cette année : 

 

- La fin de la série d'Angela Knight (et oui!!!!)

- La suite des Dresden Files

- Le 4ème tome de la série Fuild Hunter de Nalini Singh

- La suite des Jaz Parks

- La suite des Chronicles of the Necromancer (car je suis curieuse malgré le fait que le 2nd tome a une bonne fin)

- La suite de Night Angel (que je n'ai pas eu le temps de lire cette année)

- La suite de Never Deals with a Dragon (que je n'ai pas eu le temps de lire non plus)

 

J'envisage de faire quelques relectures aussi, notamment la trilogie Eisenhorn (pour le plaisir) mais je vais aussi farfouiller dans ma bibliothèque voir si je n'ai pas quelques bouquins qui me feraient envie. Si vous avez des suggestions de lecture, je suis preneuse (notamment sur l'Urban Fantasy, à part KMM, les séries me semblent fades et copié/collé. Si vous en avez une bonne en tête, n'hésitez pas)

 

C'est sur ces belles paroles que se clôt ce Bilan 2012!

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 18:53

/!\ Risque de spoilers : Attention si vous ne souhaitez pas en apprendre advantage /!\


http://d.gr-assets.com/books/1333022535l/12444166.jpgQuatrième de couverture :


Nous sommes l’année 1 AMT – Après que le Mur soit Tombé. Les Fae sont libres et nous chassent. C’est une zone de guerre dehors, et aucun jour ne se ressemble. Je suis Dani O’Malley, les rues emplies de chaos de Dublin sont ma maison, et il n’y a aucune autre place au monde où je souhaiterais être.


Dani « Mega » O’Malley joue selon ses propres règles – et dans un monde dominé par les Fae sombres, sa plus grande règle est : Fais ce qu’il faut pour survivre. Possédant de rares talents et la puissance Épée de Lumière, Dani est plus qu’équipée pour la tâche. En réalité, elle fait partie des rares humains qui peuvent se défendre eux-mêmes contre les Unseelies. Mais maintenant, dans ce pandemonium, ses plus grands talents sont devenus ses plus gros problèmes.


L’ex meilleure amie de Dani, MacKayla Lane, la veut morte, les terrifiants Princes Unseelies ont mis sa tête à prix, et l’Inspecteur Jayne, le chef des forces de police, est après son épée et ne s’arrêtera devant rien pour l’obtenir. En plus de tout cela, des gens sont mystérieusement gelés à mort partout dans la ville, emprisonnés sur place dans des tableaux gelés.


Quand le nightclub le plus sulfureux de Dublin se fait congeler, Dan se retrouve à la merci de Ryodan, le propriétaire du club, immortel et sans merci. Il a besoin de sa vivacité d’esprit et de ses compétences exceptionnelles pour découvrir ce qui gèlent les Fae et les humains à mort – Et Rydoan ferait n’importe quoi pour s’assurer de sa bonne volonté.


Tout en esquivant les balles, les crocs et les poings, Dan doit conclure de sombres pactes et faire des alliances désespérées pour sauver Dublin – avant que tout et tout le monde dans la ville ne soit gelé.


Source : Amazon.ca
Traduction : moi

 

Précédent avis Avis : Shadowfever de Karen Marie Moning [VO]


Avis : Après l’époustouflant 5ème tome de la série des Fever, Karen Marie Moning revient avec Iced. Au lieu de retrouver Mac comme héroïne de ce tome, c’est ici Dani, la jeune sidhe-seer prodige de 14 ans qui tient de devant de la scène. Autant dire que sur le coup, je n’étais pas très emballée de retrouver Dani comme personnage principal de ce livre, n’ayant guère apprécié ses apparitions dans le tome 5 des Fever. Il faut dire qu’entre son accent très prononcé et ses interventions qui coupaient vraiment le rythme du livre, Dani n’était pas vraiment mise à l’honneur et j’ai lu la plupart de ses passages en diagonale. Seule la révélation finale était intéressante quant au rôle que Dani a joué dans le meurtre de la sœur de Mac. Autant dire que j’ai attaqué le livre avec une certaine appréhension et de nombreuses réserves. Je n’étais pas sûre que Dani allait arriver à être aussi charismatique et intéressante à suivre que MacKayla. De plus, je ne me sentais pas forcément à l’aise avec une héroïne adolescente et, il faut le dire, tête à claque. Mais la magie de Karen a opéré et je dois dire que je suis complètement tombée sous le charme de Dani.


J’ai dévoré ce livre à toute vitesse et, si Monsieur Caribou ne m’avait pas forcé à dormir au lieu de continué à lire (traitre!), j’aurais pu passer plusieurs nuits dessus tellement l’intrigue était prenante (j’aurais été belle au boulot après ça :P).


L’intrigue reprend tout de suite après la fin de Shadow Fever. Dani évite coûte que coûte de croiser MacKayla depuis que celle-ci a appris son rôle dans la mort d’Alina. Notre jeune ado continue aussi à publier le Daily Dani et à nettoyer des rues de Dublin des Fae. On apprend aussi l’existence de Dancer, un petit génie de dix-sept ans que Dani considère comme un ami. Malheureusement pour Dani, elle va se retrouver contrainte à travailler pour Ryodan, le patron du nightclub le plus sulfureux de la ville, utilisant Jo, une sidhe-seer comme levier pour s’assurer son « obéissance ». Ryodan a besoin de sa super vitesse et de ses capacités hors normes pour enquêter sur un phénomène étrange, même en ces temps troublés. Dans un des sous-sols du club, de nombreux clients, Fae et humains, ont été retrouvé entièrement congelés. Pas de peur ni de surprise sur leurs visages, cela a été rapide. Le froid est si intense que rester immobile quelques secondes dans la pièce est mortel. Dani se doit de coopérer avec Ryodan sur cette enquête si elle veut que Jo, maintenant contrainte de travailler au nightclub, reste en vie…


Je ne vais pas en dire trop sur l’intrigue mais elle est riche et passionnante. On se replonge avec grand plaisir dans ce monde post-apocalyptique où les Fae ont envahi le monde des humains et où la survie est devenue bien difficile pour l’humanité. Karen réussit à nous plonger dans son univers et ce Dublin ravagé et peuplé de créatures étranges. J’ai eu l’impression que l’intrigue avait un côté plus épique que ce que les précédents livres montraient. Il faut dire aussi que nous croisons les Princes Unseelies et que l’adversaire final est assez impressionnant.


Dani m’a vraiment subjugée. J’avais peur de son côté ado et grande gueule mais Karen Marie Moning s’est débrouillée pour lui faire garder son caractère impétueux et casse-cou (voir même suicidaire) sans la rendre détestable. Elle est trop sûre d’elle mais elle est aussi touchante de naïveté. Elle fait des erreurs, elle tente de passer au-dessus et de faire ce qu’il faut pour les règler. Elle reste loyale par-dessus tout à ses amis et ceux qu’elle aime. Elle a une vraie volonté de bien faire, de tenter de faire la différence. C’est une adolescente avec des pouvoirs impressionnants dans un monde sans pitié et je la trouve touchante dans son côté maladroit, bravache, tête brûlée mais en même temps super mignonne. J’aime beaucoup la relation qu’elle tisse avec Dancer et le fait que l’on se rend compte bien avant elle qu’elle en est amoureuse. Elle se veut adulte mais reste encore une jeune fille en fleur, naïve, drôle, avec ses sauts d’humeur. Obligée de grandir trop vite dans un monde d’adultes et de créatures horribles et sans pitié. C’était un personnage que je n’appréciais que moyennement dans les Fever, j’ai adoré vivre avec elle toutes ses aventures, les trahisons, ses peurs et ses doutes dans Iced.


On avait un peu entraperçu Ryodan dans les Fever mais il est maintenant au premier plan dans Iced. Autant dire que si j’ai adoré Dani, j’ai plus de réserves sur Ryodan. Autant Dani a sa propre personnalité, autant je trouve Ryodan trop similaire à Jéricho Barrons dans son caractère et sa manière d’être. Le côté ténébreux et mystérieux, le côté manipulateur et cynique, le côté « j’utilise Dani comme un instrument pour obtenir ce que je veux», c’est vraiment un copié/collé. C’est dommage car du coup, il fait fade et sans personnalité vu qu’il suit le même schéma de pensée de Jéricho. Je suis déçue de ce côté-là. J’ai par exemple beaucoup plus apprécié son « bras droit » dont le nom m’échappe qui m’a semblé avoir plus de personnalité et qui semble étrangement apprécier Dani malgré son côté insensible-gros-dur. Un peu plus d’originalité du côté de Ryodan aurait été la bienvenue, il fait vraiment pâle figure face à mon chouchou absolu de ce tome, Christian.


Je suis tellement heureuse de revoir Christian, je voulais absolument en savoir plus sur lui! Karen lui réserve vraiment un destin hors norme et son évolution est passionnante et terrifiante à voir. Souvenez-vous, dans Shadow Fever, Christian, après avoir ingéré de la viande unseelie (ce qui lui a sauvé la vie), se retrouve à se transformer petit à petit en Prince Unseelie. Et dans ce tome, on suit sa lente transformation aux travers des yeux de Dani. Et God, j’adore le traitement que Karen a réservé à Christian. Ce côté schizophrène, la perte de contrôle, cette personnalité sombre qui prend le dessus et son obsession pour Dani. C’est vraiment magnifique à suivre. Je ne sais pas comment Christian va finir mais une chose est sûre, je vais adorer. Christian parait tellement flamboyant, dangereux et imprévisible dans ce tome, il est terrifiant mais en même temps terriblement attachant. Aaaah j’adore ! Les scènes entre lui et Dani sont chargées de tension et on sent vraiment la folie qui habite Christian, partagé entre son côté inhumain et humain. Ce personnage est une véritable réussite et on ne peut qu’avoir peur avec Dani de cette obsession étrange que Christian a envers elle et qu’il interprète comme de l’amour.


Je vais terminer avec le troisième homme dans la vie de Dani, Dancer. Il est vraiment tout mignon et est clairement là pour être le premier amour de Dani. C’est vraiment attendrissant de voir Dani amoureuse de lui sans qu’elle-même ne s’en rende  compte (en tout cas, moi je le vois comme ça :P). C’est un personnage plein de ressources et il serait dommage de le sous-estimer car sa vive intelligence et sa débrouillardise en font un personnage intéressant. Et peut-être un sérieux concurrent à Ryodan et Christian qui ne manquent pas d’être jaloux de ce jeune ado qui semble connaître Dani beaucoup mieux qu’eux.


Pour ceux qui se posent la question, nous ne voyons pas macKayla et Jéricho dans ce tome mais on en entend beaucoup parler. Et vu la fin de ce livre, nous allons sans doute les revoir dans le prochain tome. Au passage, la fin est une fois de plus un supplice. Karen aime nous torturer et nous laisser sur une situation que l’on n’avait pas vu venir! J'ai beaucoup apprécié aussi de "revoir" Cruce et surtout de constater que celui-ci n'est pas encore hors d'état de nuire. Je n'ai qu'une hâte : qu'il se libère car cela promet d'être explosif! (et puis j'aime ce personnage et c'Est un très bon bad guy).


Comme vous pouvez le constater, j’ai été conquise par ce livre. J’ai eu l’impression de redécouvrir Dani malgré mes premières réticences. Ce premier tome est très prometteur et j’ai vraiment hâte d’avoir la suite entre les mains. Il est vraiment dommage que Ryodan ne soit qu’un copié/collé de Barons, c’est la fausse note de ce livre et j’espère que Ryodan va montrer dans les prochains livres une personnalité plus originale et bien à lui. Pour ceux qui ont aimé les Fever, lancez-vous, vous allez vraiment aimer Iced.

 

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 17:27

http://www.draculas.info/_img/books/bram_stokers_dracula_1.jpgQuatrième de couverture : A la demande de son patron, Jonathan Harker se rend en Roumanie pour conclure la vente d’une propriété au Comte Dracula. Il laisse en Angleterre sa fiancée, la douce Mina. Passé la découverte de ce pays romanesque et le dépaysement, Jonathan se rend compte que quelque chose ne va pas. Le Comte Dracula, bien que charmant, n’est pas ce qu’il parait. Et Jonathan se rend compte qu’il est maintenant un prisonnier dans ce lugubre château…


Avis : Une fois de plus, Némésis m’a donné envie de relire ce livre. Il faut dire que son avis était presque un appel à lire le livre! :P Ma première lecture remonte à quelques années, lorsque j’avais trouvé dans les méandres de la bibliothèque de mon père un (très) vieil exemplaire de Dracula. Ma lecture remonte à tellement loin que je ne me souvenais plus très précisément de l’histoire, ce qui n’est pas plus mal. Cela m’a donné l’impression de redécouvrir le livre. J’ai beaucoup apprécié ma (re)lecture malgré de très nombreux passages qui trainent en longueur et le comportement parfois étrange de certains personnages.


Jonathan Harker se rend en Transylvanie pour finaliser la vente d’une propriété en Angleterre au Comte Dracula. Une fois arrivé dans le château reculé et lugubre du Comte, Jonathan commence à se rendre compte que son étrange hôte n’est pas tout à fait humain…


Je ne vais pas plus développer le résumé car l’histoire est plus que connue. Avant toute chose, je pense qu’il faut apprécier la manière dont le livre est écrit. En effet, on  suit les points de vue des différents personnages par le biais de leurs journaux intimes. On peut ne pas aimer car la narration est ainsi limitée à un instant T au point de vue d’un seul personnage. Ceci dit, cela ne m’a pas personnellement gênée même si il faut bien avouer que certains personnages sont plus intéressants que d’autres. Ainsi, le début du livre est vraiment très agréable à lire. On se sent aussi dépaysé et inquiet que Jonathan Harker qui se retrouve en terre inconnue, un peu sauvage et habités par des gens superstitieux. Il se dégage un certain sentiment de malaise, préparant le lecteur à la rencontre avec Dracula. Toute la première partie avec Jonathan est vraiment bien faite : les relations avec Dracula, la sensation de malaise et les découvertes de Jonathan. La tension est palpable dans les dialogues, les monologues de Jonathan et les descriptions jusqu’à la révélation finale sur la véritable nature du Comte et les tentatives d’évasions de Jonathan.


C’est quand on retourne en Angleterre pour y trouver Mina, la fiancée de Jonathan et Lucy, la meilleure amie de Mina, que cela se gâte. J’ai trouvé le temps VRAIMENT long en lisant toute cette partie. On sent que l’auteur étire sur de trop nombreuses pages la transformation de Lucy. C’est pas vraiment passionnant, c’est peu intéressant et surtout, surtout, les personnages ne réagissent pas correctement à la déchéance pourtant visible de Lucy. Le professeur Van Helsing met un temps véritablement incroyable à partager ses soupçons et, quand il se décide enfin, Lucy est déjà « morte » et enterrée. J’ai hurlé de frustration devant les airs mystérieux de Van Helsing et sa façon de faire « Moi je pense savoir mais je prends un air mystérieux et ne parle que par énigmes ». Ou pire du genre « Je vous demande de faire des trucs improbables mais en vous demandant de me faire confiance ». Quincey Morris, John Seward et Arthur Holmwood sont vraiment des gens sympathiques et compréhensifs car moi, je n’aurai rien fait sans que Van Helsing m’explique en détail le pourquoi du comment! Bref, j’ai eu presque l’impression que cette pauvre Lucy aurait pu être facilement sauvée si Van Helsing avait plus partagé ses idées, même farfelues.


Une fois que Lucy est morte (c’est triste mais c’est vrai), l’histoire se débloque d’un coup (ou presque) et on passe vraiment à la traque de Dracula. On passe avant par la case « on tue Lucy car c’est une vilaine vampire » (et ça traine un peu en longueur) histoire de convaincre toute la clique que les vampires, ça existe. Puis on se lance à la chasse au vampire. Pendant cette chasse, il faut souligner que Mina se fait mordre plusieurs fois par Dracula pendant la nuit. Et là, ces messieurs (qui, je précise, sont au courant que les vampires existent et ont vu Lucy dépérir avant sa mort… ils sont donc un poil au courant normalement) ne voient AUCUN signe que Mina s’est fait mordre. Juste un petit « Mina est un peu pâle » ou « oh elle est fatiguée, elle dort en boucle (!!!) ». Heureusement, ils finissent par avoir un éclair de génie et se rendent compte que Mina est en plein processus de transformation vampirique. La traque de Dracula qui s’ensuit est aussi assez lente, amateurs d’action, passez votre chemin. Ici, pas de baston, d’effets pyrotechniques ou autres. La poursuite est plutôt une enquête pour trouver où se réfugie Dracula avant que celui-ci ne fuit. Mais il se fait pourchasser tout de même et finit par se faire décapiter et pieuter. On a envie de plus dans cette partie, plus d’actions, plus de suspens, plus de tension mais la sauce ne prend pas. Le rythme est très lent pour une partie qui est sensée construire une certaine tension. Il faut dire que les personnages sont bavards et noient toute l’action et l’excitation sous beaucoup de paroles inutiles.


Pour résumer, je dirais que le livre commence vraiment bien mais ensuite perd de sa tension et de son intérêt. Les personnages sont trop bavards, de nombreux passages trainent en longueur et la tension se perd alors que l’on s’ennuie souvent car les pensées de certains personnages ne sont tout simplement pas intéressants. De plus, certains personnages passent plus de temps à contempler au lieu d’agir et c’est encore plus insupportable lorsque l’on sait que ce personnage a la possibilité de faire quelque chose car il sait ce qu’il se passe. Je parle bien évidemment de Van Helsing. Ne croyez pas que je n’ai pas apprécié la lecture de ce livre, il y a de très bons passages mais force est de constater qu’il est trop bavard et qu’à trop étirer la sauce, on finit par ennuyer le lecteur.

 

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 18:59

/!\ Attention spoiler! Je ne prends pas particulièrement de gants pour parler de la fin! Vous êtes prévenus! /!\


http://www.thehouseofoojah.com/media/ccp0/prodlg/halfway-to-the-grave-9781441731821-lg.jpgQuatrième de couverture : La demi-vampire Catherine Crawfield poursuit les vampires par vengeance, espérant que l’une de ces bêtes mortes soit son père – qui est responsable d’avoir ruiné la vie de sa mère. Mais, elle se fait capturer par Bones, un vampire chasseur de primes, et est forcée à accepter une alliance improbable.


En échange d’aide pour trouver son père, Cat accepte de s’entrainer avec la créature de la nuit jusqu’à ce que ses réflexes soient aussi acérés que ses dents. Elle est épatée de ne pas finir par être son dîner – est-ce qu’il y a vraiment de bons vampires? Rapidement, Bones va la convaincre qu’être à moitié vampire n’est pas forcément mauvais. Mais avant qu’elle puisse apprécier son statut de tueuse de démons qui botte des culs, Cat et Bones sont poursuivis par un groupe de tueurs. Maintenant, Cat va devoir choisir un côté… et Bones se trouve être aussi tentant que n’importe quel homme avec un pouls.


Source : http://jeanienefrost.com/books/halfway-to-the-grave/

Traduction : moi


Avis : Je brûlais d’envie de lire ce livre après avoir lu de nombreux avis très positifs sur cette série. J’ai cependant attendu un bon moment avant de me lancer dans ce premier tome. Peut-être avais-je peur d’être déçue (comme c’est souvent le cas quand on entend monts et merveilles sur une série). Ce livre se lit bien même si au final, cela reste tout de même assez classique. Et ça n’a pas raté, j’ai été déçue car je m’attendais à mieux. Peut-être que j’en attendais trop, que je pensais que ce livre allait être plus original, flamboyant… Bref, mieux.


Catherine est un demi-vampire, sa mère ayant été violée par une de ces créatures de la nuit. Depuis, elle leur voue une haine féroce, attisée par sa mère, et les chasse et tue depuis qu’elle a 16 ans. Mais, lors d’une de ses chasses, elle s’attaque au mauvais vampire et fait ainsi la rencontre de Bones, vampire chasseur de primes. Celui-ci finit par faire une proposition à Cat : Il va l’entraîner à chasser les vampires et en échange, elle va l’aider à pourchasser celui que Bones poursuit.


Le livre est un peu découpé en deux parties : La première partie où Catherine et Bones se rencontrent puis s’apprivoisent et la deuxième partie où l’enquête commence vraiment. Je n’ai pas été particulièrement séduite par l’enquête. Elle est assez basique avec des méchants très, très méchants basiques et sans rebondissements. C’est acceptable mais ce n’est pas particulièrement palpitant. Il faut dire que les méchants ont vraiment le chic pour s’embarquer dans des activités criminelles en dépit de tout bon sens. Ces messieurs enlèvent des femmes pour en faire de la nourriture pour vampires (et esclaves sexuelles aussi). Sans rire… les vampires peuvent hypnotiser leurs victimes et faire qu’elles ne se souviennent de rien. C’est donc avec un minimum d’effort, buffet gratuit à volonté sur toutes les nanas (et mecs) que tu veux sans que jamais personne ne vienne te faire chier (bon, à par Cat si t’as pas de chance et que tu zones dans des bars miteux). Mais non! Les vampires méchants décident que c’est plus fun d’enlever des jeunes femmes (histoire d’être discret!) pour les vendre à des vampires qui veulent un casse-dalle chez eux, mais du genre nana zombie qui réagit à rien tellement elle est hypnotisée. Les méchants sont vraiment cons (ou nécrophiles, ou les deux)… Choisir une solution bancale pouvant facilement attirer l’attention au lieu de la discrétion et la sécurité. Même si ça rapporte du fric, ils peuvent s’en faire une plus grosse montagne plus facilement avec leurs pouvoirs.  M’enfin, après tout, je ne suis pas un vampire criminel.


Ce qui est le plus intéressant dans le livre, c’est le développement de la relation Cat/Bones. Le duo marche bien, leur histoire se laisse facilement suivre et se développe de manière plutôt naturelle. Ils sont même plutôt mignons tous les deux et ont chacun un caractère qui les rend intéressant. Le personnage qui m’a le plus plu est sans hésitation Bones. C’est un personnage vraiment sympathique, drôle et qu’on a vraiment envie de continuer à suivre. Il a un côté très humain, beaucoup plus humains que les véritables. Il a une façon d’être qui me plait même si (et c’est mon seul reproche à ce personnage), je ne vois absolument pas ce qu’il trouve à Cat. Comme vous le devinez maintenant, je n’ai pas spécialement été emballée par Cat. Je la trouve au final assez fade et faible. Certes, elle a du caractère et elle chasse les vampires mais elle est trop faible avec sa harpie de mère et cela m’a gâché le personnage.


Passons à ce qui m’a hérissé le poil pendant tout le livre : la mère de Cat. C’est un concentré de ce que je déteste et je me demande franchement pourquoi Cat continue à se la coltiner vu comment sa mère la considère et la traite. Aucune mère qui aime son enfant n’inciterait sa fille à aller tuer des créatures monstrueuses. Aucune mère qui aime son enfant ne risquerait la vie de sa fille de cette façon. La mère de Cat ne l’aime pas, elle ne la voit que comme un monstre et je ne comprends pas comment Cat ne s’en rend pas compte. La fin est pour moi un non-sens qui m’a fait hurler de frustration. Privilégier sa relation vouée à l’échec avec sa mère plutôt que sa relation avec Bones. Personnellement, j’aurais laissé sur le trottoir la mère sans aucun regret. Et pas parce que j’apprécie Bones. Non, surtout parce que c’est la meilleure chose à faire pour Cat si elle veut vivre une vie tranquille sans se faire reprocher ses origines (non choisies) tous les jours par sa mère hystérique. Bref, Cat, je la trouve faible à cause de cela. A part cela, elle n’est pas vraiment différente des autres héroïnes typiques de bit-lit : sait se battre, indépendante, grande gueule (quoique…). Du classique encore. Côté personnages secondaires, c’est le néant (à part la mère détestable). Les grands-parents sont inutiles, Spade le pote à Bones est transparent et à côté, il n’y a rien. Pas de quoi s’extasier.


Je vais m’arrêter là car au final, je peux résumer en un mot ce livre : classique. Rien de surprenant dans ce livre qui, tout de même, se lit très bien. L’intrigue n’est pas extraordinaire, l’héroïne ne m’a pas fait grande impression. Seul Bones tire son épingle du jeu, c’est le seul qui a une vraie présence (et qui porte le livre sur ses épaules). Je m’attendais à mieux niveau intrigue, héroïne, personnages. Pas sûre que je lise le second tome.

 

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 19:19

http://photo.goodreads.com/books/1312503987l/116483.jpgQuatrième de couverture : Derrière les paillettes de la société londonienne du XIXème siècle se cache un mal assoiffé de sang…

 

Les vampires ont toujours vécu parmi nous, s’attaquant silencieusement aussi bien aux naïves débutantes et aux dandys qu’aux conducteurs de fiacres et aux modistes de Bond Street. Sans les tueurs de vampires de la famille Gardella, ces créatures immortelles auraient pris le contrôle du monde.


A chaque génération, un membre de la famille Gardella est appelé à accepter l’héritage de la famille, et cette fois-ci, Victoria Gardella Grantworth est choisie, au crépuscule de ses débuts, pour porter le pieu.


Mais alors qu’elle navigue entre les bals et les rues dangereuses, le cœur de Victoria est déchiré entre le célibataire le plus convoité de Londres, le Marquis de Rockley, et son énigmatique allié, Sebastian Vioget.


Et quand elle se retrouve face à face avec le vampire le plus puissant de l’histoire, Victoria doit faire son choix entre son devoir et l’amour.


Source : http://www.colleengleason.com/the-rest-falls-away.html

 


Avis : Cela fait un moment que je ne lis que des avis positifs sur la série des Gardella et j’ai finalement décidé de me lancer, l’avis de Némésis m’ayant définitivement convaincue. Et je dois dire que je ne regrette absolument pas mon choix car j’ai passé un excellent moment avec Victoria.


La famille Gardella a un secret bien gardé : à chaque génération, un membre de la famille devient un Venator, un chasseur de vampires. Victoria Gardella Grantworth a accepté cette lourde tâche et se prépare à devenir une Venator accomplie tout en menant sa vie dans la société londonienne. Mais il n’est pas simple de conjuguer ses devoirs de Venator et ceux d’une jeune femme du XIXème siècle, surtout quand sa mère la presse de se trouver un bon parti et tente de la pousser dans les bras du séduisant Marquis de Rockley, le meilleur parti de Londres…


Autant dire que le côté « A chaque génération, il y a une tueuse de vampire un Venator » fait immanquablement penser à Buffy, mais est-ce un mal pour autant? Je ne le pense pas et j’ai beaucoup apprécié voir les personnages évoluer dans ce livre, malgré le côté « destin » qui fait fortement penser à notre tueuse de vampire préférée. Ce qui sauve du copié/collé, c’est que l’histoire se passe au XIXème siècle et que Victoria évolue dans la haute société londonienne. Autant dire que cela devient beaucoup plus compliqué pour une jeune femme de cette époque de sortir en pleine nuit, justifier de son comportement si elle se fait prendre dans des situations délicates, se battre en robe de soirée, faire tenir des pieux dans sa chevelure et d’être libre de ses mouvements. A cela s’ajoute la pression de devoir trouver un bon parti à épouser, situation qui complique encore plus la vie de Victoria. D’autant plus que, dans l’ombre, les vampires se font plus entreprenants. Lilith, la reine des vampires, est à la recherche d’un livre et si elle arrive à mettre la main dessus, cela pourrait bien signifier la fin de la race humaine.


On ne peut pas dire que Victoria s’ennuie dans ce tome. J’ai beaucoup apprécié cette héroïne avec son caractère et son côté parfois naïf. Ses joutes verbales avec Max sont très agréables à lire tout comme ses réflexions intérieures. Elle tente toujours de faire de son mieux mais est capable de faire face aux conséquences de ses actes. Une héroïne comme je les aime. Les personnages secondaires sont aussi de bonne facture et on ne peut que s’attacher au charmant Marquis de Rockley, le typique prince charmant. Le mystérieux Max est un personnage intriguant et qui semble antipathique au premier abord (et pendant une grande partie du livre d’ailleurs) mais je ne peux m’empêcher de comprendre son caractère et ses réserves par rapport à Victoria (et on peut voir dans le livre qu’il n’avait pas tort notamment sur un point). Eustacia, la tante de Victoria, m’a paru assez classique dans le rôle du mentor et ne m’a pas fait une forte impression. Quant à la mère de Victoria, Melly et ses comparses (Winny et Petronilla), les passages avec elles sont vite fatiguants et peu intéressants, je les lisais en diagonal sur la fin. J’imagine que cela se voulait être la touche d’humour du tome, mais la sauce ne prend pas et c’est vite assez lourd. Je termine avec le mystérieux Sebastian, mon petit chouchou. Il est mystérieux, charmeur, un peu traitre sur les bords. Bref, sa personnalité me plait tout comme son comportement et ses actions souvent troubles. J’ai bien envie d’en savoir plus sur lui et sur les raisons de ses actions.


L’intrigue est assez classique : le méchant veut un objet ultra puissant, les gentils doivent l’en empêcher. Elle est cependant prenante et se laisse suivre sans problème. Par contre, j’avais vu venir à 100 bornes LE truc spoiler dont je ne peux pas parler, mais je salue l’auteur et son courage. Ce n’est jamais simple de faire ce genre de chose, surtout vu les circonstances. J’ai versé ma petite larme d’ailleurs car la scène de fin est vraiment poignante. Victoria a grimpé encore d’un cran dans mon estime (qui était déjà haute).


Ce n’est peut-être pas le livre de vampires le plus original que j’ai pu lire mais le fait que cela se passe au XIXème siècle lui apporte la petite touche d’originalité qui le fait sortir du lot. De plus, Victoria est une héroïne courageuse et surprenante et elle est entourée de personnages secondaires qui ont une personnalité intéressante notamment Max et Sebastian. Je pense sans trop m’avancer que le deuxième tome va me plaire si il continue sur la même lignée que le premier.

 

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 17:31

Another-One-Bites-The-Dust-jaz-parks-series-5861565-302-500.jpgQuatrième de couverture : Jaz Parks a suffisamment de problèmes dans sa vie personnelle. Et ce dont elle n’a pas besoin, c’est d’encore plus de problèmes avec son vampire de patron et une autre mission. Cette fois-ci, elle doit récupérer un petit bijou de biotechnologie en tuant celui qui l’a volé : un ancien vampire chinois. Sa couverture pour cette mission : saltimbanques professionnels au Festival d’Hiver de Corpus Christi.


Toute l’équipe est là : une psychique, un techno-magicien, un vampire qui chante, un détective privé jongleur et Jaz. Et attention, Jaz va faire la danse du ventre. C’est vraiment, probablement, assez possible que ce soit la fin du monde tel que nous le connaissons.

 

Avis Précédent Avis : Jaz Parks s'en mord les doigts de Jennifer Radin (Jaz Parks T1)

 


Avis : J’avais beaucoup aimé le premier tome, mélange agréable de vampires et d’espionnage ainsi que les personnages. C’est tout naturellement que je me suis jetée sur le deuxième tome, ayant besoin d’une lecture légère et agréable après la lecture difficile de Kiss the Dead de Laurell K. Hamilton. Étrangement, j’étais persuadée que cette lecture allait me détendre et me faire plaisir avant même de l’ouvrir et force est de constater que mes capacités divinatoires sont vraiment exactes (appelez-moi Madame Irma)!


Jaz, Vayl mais aussi Cassandra, Bergman et Cole se retrouvent lors du festival de Corpus Christi à jouer les saltimbanques. Pourquoi cette couverture? Ils doivent retrouver le prototype d’une armure biotechnologique volé par un ancien vampire chinois qui se dissimule parmi les acrobates chinois invités au festival. Évidemment, tout va être beaucoup plus compliqué que prévu…


Quel plaisir de retrouver Jaz et Vayl! Le duo de héros fonctionne vraiment bien malgré leurs caractères marqués (et je dirais même opposés). Jaz est toujours aussi drôle, volontaire, compétente et diablement efficace. Elle me fait beaucoup rire et il n’y a pas un seul instant où je ne l’ai pas apprécié malgré des moments un peu moins intéressants à lire (j’y reviendrais). J’aime toujours autant Vayl, le flegmatique vampire. Il ne manque pas d’humour non plus et j’aime beaucoup le soupçon de jalousie qu’il entretient envers Cole. Les interactions entre Jaz et Vayl sont vraiment agréables à lire et leur amourette naissante. Il est aussi agréable de les voir se tourner autour (contrairement à de trop nombreux livres où au bout de trois pages, les héros font des galipettes dans tous les sens), c’est souvent drôle et encore plus souvent très mignon et attendrissant.


Les personnages secondaires ne sont pas en reste. On retrouve avec beaucoup de plaisir Cassandra et Bergman, toujours aussi opposés et toujours à se chercher des noises. Cela pourrait être lourd mais cela reste léger. On découvre encore plus ces personnages dans ce second tome et je les trouve tous les deux attachants à leur manière. Je ne serais pas étonnée que dans un futur proche, Cassandra et Bergman finissent ensemble malgré leurs différends. Cole est passé du statut de détective privé à membre de l’équipe dans ce deuxième tome. Et on peut dire qu’il ajoute beaucoup à l’équipe. Il a en plus pour fonction de faire un pseudo triangle amoureux même si on sait que Jaz et Vayl sont faits pour être ensemble. Bref, l’équipe est vraiment attachante.


Sans rentrer dans les détails de l’intrigue, c’est plein d’actions, parfois un peu foufou mais diablement divertissant et toujours agréable à lire. Oh, il y a sans doute des incohérences, des raccourcis un peu faciles mais c’est toujours divertissant et sans temps mort. On aime détester les méchants, un peu caricaturaux certes mais cela correspond bien au genre donné par le livre. On retient parfois son souffle, on rit et on dévore le livre vitesse grand V. Un petit bémol cependant, les passages où Jaz perd pieds lorsqu’elle dort m’ont semblé longs et un peu capilotractés. Je ne pense pas que ces passages apportaient vraiment quelque chose d’intéressant et je pense qu’il y avait matière à faire autrement pour montrer que Jaz reste encore très marquée par son passée. Cependant, vu le bon moment passé avec ce livre, je pardonne largement à l’auteur.


Bref, vous avez compris, j’ai vraiment passé un très bon moment en compagnie de Jaz. C’est drôle, léger, divertissant, légèrement barré et cela ne se prend pas au sérieux. C’est un vrai plaisir à lire et une mine de bonne humeur (et j’en avais besoin!). J’ai vraiment hâte de retrouver Jaz et ses comparses, d’autant plus que la fin augure une suite pleine de promesses.

 

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 17:02

/!\ Attention spoilers! Je vais me lâcher dans cet avis et je vais sans aucun doute dévoiler des moments clés de l’intrigue. Ne pas lire cet avis si vous souhaitez ne rien savoir! /!\


http://photo.goodreads.com/books/1328767132l/12383252.jpgQuatrième de couverture : Mon nom est Anita Blake et je suis une chasseuse de vampire et une nécromancienne, ainsi qu’US Marshall. C’est pour cela que lorsqu’une jeune fille de 15 ans est enlevée par des vampires, c’est à moi de la retrouver. Et alors que je le fais, je me retrouve confrontée à quelque chose que je n’avais pas vu avant : un terrifiant groupe de gens ordinaires : des enfants, des grands-parents, des mamans, tous récemment transformés et prêts à mourir pour éviter de servir un maître vampire. Et là où il y a un martyre, je sais qu’il y en aura d’autres… Mais même les vampires ont peur de certains monstres. Et je suis l’un d’eux.


Précédent avis :  Avis : Hit List de Laurell K. Hamilton [VO] (Anita Blake T20)


Avis : J’ai mis du temps à le lire. 15 jours pour être précise, ce qui est énorme pour moi et encore plus pour un Anita Blake. Mais il fallait tout ce temps pour que je fasse vraiment mon deuil, chose que je n’avais jamais vraiment fait, ayant toujours l’espoir de voir la série s’améliorer. Je crois que c’est peine perdue et j’ai eu du mal à me faire à l’idée. Je me suis forcée à terminer ce tome et ça, ce n’est jamais très bon signe (le dernier tome que je me suis forcée à terminer est « The Name of the Wind » que j’avais pas mal démoli tellement j’avais détesté).


Vous devez avoir compris avec ce premier paragraphe que je n’ai pas aimé ce tome (Je sais, je suis aussi subtile qu’un mammouth dans un magasin de porcelaines). Je suis même franchement en colère et j’ai voulu jeter plus d’une fois mon livre de rage (mais je ne l’ai pas fait malgré la sensation de joie perverse que cela donne parce que je lisais le livre sur Kindle et je ne veux pas le casser :P). Je me suis juste contentée de lever les yeux au ciel, soupirer, rager intérieurement et citer les passages les plus savoureux à mon caribou, qui lui s’est bien marré sur le coup. Je pense qu’en plus de l’avertissement sur les spoilers, je devrais mettre un avertissement : « A ne pas lire si vous aimez encore la série, je risque d’être cynique, blasée, désenchantée (comme Mylène Farmer) et méchante » et je vais aimer ça (beaucoup, beaucoup, beaucoup).  Et pourtant, ce livre commençait bien malgré quelques défauts et situations un peu WTF… Attention les yeux, ça risque de piquer!


On retrouve Anita à Saint-Louis interrogeant un vampire lié au groupe qui a enlevé la jeune fille de 15 ans. Transformer un mineur en vampire est un crime, que le mineur soit volontaire ou non et Anita Blake ainsi que la BRIS cherchent à la retrouver avant qu’elle ne troque les burgers pour du sang. Après avoir cuisiné le vampire (et montré son string à tout le monde), elle obtient une adresse. C’est l’heure pour la BRIS, le SWAT et Anita de tenter de sauver cette jeune fille...


Sur le papier, ça sonne bien n’est-ce pas? La BRIS, de l’action, de l’enquête et du zigouillage de vampires. Tous les ingrédients pour un bon Anita comme on les aime. Et on y croit presque pendant la première moitié du livre. Car le livre est divisé grosso-modo en trois parties :


- La partie Enquête/Action

- La partie Film X

- La partie bâclage d'enquête (parce que Laurell avait oublié qu'il y avait une enquête et qu'il fallait bien finir)

 

La première partie avec la chasse et la course après les vampires est vraiment très chouette et on se retrouve dans du bon Anita plein d’actions. Comble du bonheur, on revoit des vieux de la vieille que l’on pensait relégués au grenier, couverts de poussière. Quel plaisir de revoir Zerbrowski! J’ai un gros faible pour ce personnage et je suis vraiment ravie de le revoir. On revoit aussi brièvement Clive Perry (Mais si! Le flic tout poli!), Arnet, Larry et sa femme ainsi que Dolph, qui doit suivre une thérapie avec le même psy que Richard. Souvenez-vous, Dolph avait quelques problèmes avec les monstres et cela a failli lui coûter son badge. Mais la magie de la psychothérapie a fait son boulot et zouplaboum, les vampires et les garous c’est trop cool, il les aime, peace and love et tout et tout. Désolé Dolph, tu t’es fait toi aussi lobotomisé. Reste plus que… personne pour pousser une gueulante après Anita! Ah si! Fallait bien un vilain pas beau cro méchant avec la pauvre Anita martyre et c’est notre tout gentil Larry qui endosse le rôle ingrat du « cro-vilain-pas-beau-injuste-comment-peux-tu-moi-qui-était-une-mère-pour-toi »! Et honnêtement, ça sort vraiment de nul part du genre « Anita tu es un monstre à vouloir torturer les vampires! » (Avec les gros yeux, la voix mélodramatique et tout le tintouin) et Anita qui lui sort des arguments à deux balles pour dire qu’elle préfère être un monstre pour sauver des vies.


Euh, ça sort d’où ce pétage de cable à Larry ? Honnêtement, tout se passait bien jusqu’à ce moment lamentable, cette sorte de déclaration qui sort de nulle part, surtout de la part de Larry. Je soupçonne le psy lobotomiseur d’y être pour quelque chose (c’est le grand méchant! Je le savais!). Après la scène de « torture » consiste à sortir ses instruments d’exécutrice devant la vampire qui est vraiment une chochotte. Ouais, elle est jeune, elle a peur, blablabla, honnêtement, cette scène est ridicule. On apprend aussi une information très très importante concernant la mode chez les chasseurs de vampires, il faut l’uniforme spécial sinon c’est trop mal et tu vas devant le tribunal. Euh… C’est une blague? Tu peux zigouiller pleins de vampires sur un poil de soupçon de cro-méchant-attitude et invoquer le droit au massacre mais olalala faut être bien habillé hein! Suis-je la seule à trouver cela particulièrement ridicule et complètement incohérent?


La fin de la phase action/enquête se termine avec l’introduction d’un nouveau personnage peu intéressant, le marshall Brice. Pourquoi je dis peu intéressant? Parce que tout ce que l’on sait sur ce personnage est qu’il est marshall, gay, n’a pas fait son coming out et demande des conseils à Anita pour de débrouiller avec les flics femmes… … *silence blasé* … … Vraiment?! Maintenant, quand on introduit un personnage qui semble avoir un poil d’importance, on commence par tout savoir de sa sexualité? Genre, c’est la fête, c’est normal de raconter sa life à deux inconnus. De plus, lors de cet échange ô combien inintéressant, nous apprenons qu’Anita… *roulement de tambours* couche avec une femme, une dénommée Jade! Surprise! Deux questions : c’est nouveau, ça vient de sortir? C’est qui cette Jade? (bon la réponse arrive dans le livre mais sans déconner, je ne me souvenais PAS de ce personnage). Là, j’ai commencé à me dire que ça partait vraiment en cacahuète : Larry en cro-méchant, Anita qui se tape une nana qui sort de nul part et en parle de façon casual, le nouveau type et sa sexualité… C’est en réalité une introduction à la deuxième partie du livre, la vie perso d’Anita aka la partie film X!

 

Notez que l'histoire ne va pas se développer après l'apparition de Brice. En réalité, l'histoire a sans doute été griffonné sur un morceau de nappe au restau et n'a pas été développé au delà de "Vampires méchants et cons-cons, fille de 15 ans dont tout le monde se fout mais qui est un super prétexte pour faire une pseudo enquête où personne enquête". C'est tout. L'histoire tient sur un ticket de métro coupé en deux et c'est pas la fin baclée qui veint sauver les meubles. Passons donc à la partie film X où tout le monde oublie cette histoire de gamine enlevée. Faut dire c'est pas passionnant, je les comprends, c'est plus cool de faire des galipettes avec Anita.


Allez, je vous entends dire « la Fée, t’es quand même méchante! » Peut-être (mais je vous ai prévenu). J’ai honnêtement eu l’impression de lire un mauvais film de fesses avec des dialogues et réflexions immondes du genre « Je lui aurai bien souri mais j’avais la bouche pleine, alors j’ai mis mon sourire dans mes yeux » (contexte de la scène : Anita, Nicky, gros kiki). Vous voyez le genre… Cela ne me gêne pas de lire des scènes érotiques dans un livre, au contraire. Je pars du principe que je trouve un héros/héroïne plus crédible et plus humain avec une vie amoureuse. Lire des scènes érotiques, oui. Mais, lire des scènes de films X, non. Et là, on les enchaine. En premier, Micah et Nath où j’ai bien dû prendre trois jours à avoir le courage de passer les pages de « préliminaires » à cette scène. « Oh Anita, tu es trop habillée! Hihihi! Huhuhu! » Ha… Ha… Ha… moi, je ris jaune. J’ai bloqué. Juste bloqué. C’était un supplice. Même avec Nathaniel comme personnage mais qui m’a encore saoulé dans ce tome (Je crois que c’est le divorce…). Et avec évidemment Micah, l’homme « Oui-Oui ». On enchaîne rapidement sur Nicky qui n’a pas un gros kiki mais avec qui Anita crie quand même. Pauvre Nicky qui se rend bien compte avec tristesse qu'il a un petit kiki par rapport à "l'homme braquemard" (alias Micah) mais heureusement il sait quand même se servir de son kiki et va le montrer à Anita plutôt deux fois qu'une (littéralement). Et pour finir, Méphistophélès et sa scène SUPER romantique de réveil avec le préservatif tout collé. C’est sûr que c’est vraiment le genre de chose que j’ai envie de lire dans un bouquin, que le préservatif de Méphistophélès (mon dieu, ce nom…) est collé à sa bite au réveil… Plus glauque tu meurs.


En dehors de ce vide intersidéral de boules et de bites (je suis vulgaire my god, le livre déteint sur moi), il serait dommage de passer à côté des tourments infinis des hommes d’Anita. Cynric aka Sin (ça fait pitié ce surnom aussi) est triste car Anita psychote sur sa différence d’âge avec lui et le fait qu’elle couche avec. Ça fait trois bouquins qu’on en entend parler. Moi, comme Némésis (copine!), je psychote parce qu’elle se tape des tonnes de mecs qu’elle n’aime pas. Bref, On psychote tous, c’est chouette. Il est mignon Cynric mais il va falloir qu’il se fasse à l’idée qu’il n’est qu’une bite parmi tant d’autres (même si Anita semble parfois se persuader du contraire). Comme Cynric fait Anita se sentir comme un vilain bourreau, faut compenser en la faisant se sentir une pauvre victime. C’est une fois de plus Asher qui s’y colle en pétant un cable (encore) et en poussant le bouchon un peu trop loin (Maurice). La preuve, il mord Anita en lui faisant un bisou un peu trop piquant. Première réflexion de tous les autres hommes : « Asher, t’es cro méchant! Anita ne peut plus faire de fellations à cause de toi!! » Euuuuh, attendez j’ai mal lu? Ah non, c’est bien ça… *Pars se pendre de désespoir* Ils ne sont pas censés être amoureux d'Anita ces hommes-là? Parce que si l'amour de ma vie se blesse salement à la bouche, je vais pas penser qu'il ne peut plus me satisfaire oralement.... Pour ce crime de lèse-majesté (ben oui, on se rigole pas avec les fellations d’Anita), Asher va finir exilé dans un bled histoire qu’il se calme et ne revienne jamais. J’avais déjà eu l’étrange impression que Laurell se débarrassait un peu des anciens vampires (vous vous souvenez de Damian? Oui le vampire roux. Mais siiiiiii, souvenez-vous!). Cette impression est renforcée dans ce tome avec l’exil d’Asher. Tous les vampires importants qu’on avait l’habitude de voir cèdent peu à peu le devant de la scène aux garous de tout poil. Et on ne peut pas vraiment contredire cela avec Jean-Claude qui, malgré son apparition, me semble cruellement absent. On notera aussi qu’Anita a failli tuer Nicky en lui pompant son énergie parce que c’est son bride mais je n’ai pas eu peur un seul instant pour lui. Je me suis juste dit « Ah ben tiens, fallait bien un truc de plus pour qu’Anita psychote encore… »


Cette pénible partie finit par se terminer tout de même pour laisser la place à la résolution de l’enquête (ben oui, il ne reste plus que 20 pages, va bien falloir s’y coller). Ici, pas de surprise, en deux coups de cuillères à pot c’est réglé (du Laurell tout craché). Le serviteur humain du maître qui veut les vampires avec un libre arbitre vient voir la police. Il se rend compte que la liberté pour les vampires c’est de la merde car ils ne font que des conneries. Lui et son maitre, on ne les reprendra plus. Voilà. On ne voit pas le maître en question. Zouplaboum. Faut dire que si le serviteur humain ne se serait pas pointé, personne n'aurait continué l'enquête ("Hein? la gamine de 15 ans? On s'en fout, Anita ne peut plus faire de pipes! C'est vachement plus grave!!") On a droit aussi à une pathétique prise d’otage de Nathaniel par un des cons-cons épris de liberté qui trouvent que JC et sa bande sont cro-méchants, parce que…. Ben…. (Attendez, je cherche)… ils sont cro méchants et puis c’est tout! (argument imparable, n’est-ce pas? Moi aussi j’ai trouvé ça un peu léger). J’aurai voulu que la bombe explose histoire de nettoyer un peu (oui, j’en suis à ce point-là…) mais même pas. Les oiseaux chantent, les vampires boivent du sang, les hommes d’Anita sont tous vivants et prêts à honorer leur déesse nymphomane. Bref, tout se passe bien dans le meilleur des mondes selon Laurell. Et moi, j’ai envie de me laver les yeux à la Javel.


Vais-je continuer à les lire? Honnêtement, là, tout de suite, maintenant, j’en n’ai pas envie. Peut-être que je risque de le faire juste pour pouvoir démolir le livre (mais ça serait pas très, très gentil. Mais tellement jouissif!). Ma curiosité risque de me faire jeter un œil (oui, je suis comme les chats, sauf qu’ici la curiosité tue la fée à coup de scènes de fesses). Je n’ai plus d’espoir pour cette série, j’aimerais juste une fin rapide et sans douleur pour Anita histoire que cesse la déchéance de cette série que j’ai longtemps et inconditionnellement adoré.

 

Catégorie Auteurs Nord-Américains

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