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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 16:00
 
Pour continuer dans la lancée des jeux fortement axés sur la narration, je vais parler d’un jeu fraîchement terminé : Danganronpa : Trigger Happy Havoc.
 
danganronpa-trigger-happy-havoc-box
 
Comme pour Zero Escape : Nine Hours, Nine Persons, Nine Doors, je vais commencer par un avertissement. C’est encore une fois un jeu fortement axé sur la narration bien qu’il y a plus d’éléments différents de gameplay. Cela peut donc ne pas plaire à tout le monde.
 
L’histoire, c’est quoi?
 
Hope’s Peak Academy est la plus prestigieuse des écoles du pays, n’accueillant que les meilleurs lycéens dans leurs propres catégories. Cette année ne déroge pas à la règle et le pays entier échange des informations sur qui va être admis cette année. Ainsi, le Ultimate Baseball Player va être admis, tout comme la Ultimate Fashionista et bien d’autres encore.
 
Nous incarnons Makoto Naegi, un lycéen tout à fait ordinaire. Suite à un tirage au sort, il se retrouve admis à Hope’s Peak Academy, faisant de lui le Ultimate Good Luck Student. Lorsqu’il entre dans l’académie lors de son jour d’admission, Makoto est pris d’un malaise et s’évanouit. Lorsqu’il se réveille, il est seul dans une salle de classe étrange avec un prospectus l’enjoignant de se rendre au gymnase pour la cérémonie d’ouverture. Là, il découvre 14 autres étudiants, tous les Ultimate dans leur genre, à se demander ce qu’ils font ici et ce qu’il se passe.
 
C’est à ce moment que le directeur apparait : Monokuma, un étrange ours en peluche. Dans la stupeur générale, il explique que les 15 étudiants présents vont devoir vivre pour toujours dans l’académie sans aucun espoir de sortie. Enfin, il existe bien un moyen pour sortir : il suffit de tuer quelqu’un et de ne pas se faire prendre…
 
L’avis de la Fée, c’est quoi?
 
J’avais vu le trailer de ce jeu et il m’avait vraiment fait envie, que ce soit pour la direction artistique, l’histoire et les personnages. L’histoire fait vraiment penser à un mélange entre Phoenix Wright, Battle Royale et un animé de school life. On ajoute une petite pincée de Zero Escape et on obtient Danganronpa. Pour information, j’ai joué en difficulté Medium.
 
L’histoire est divisée en plusieurs chapitres où chaque chapitre correspond à un meurtre que les survivants doivent élucider. Car si le meurtrier doit commettre le crime parfait pour sortir, les autres doivent absolument trouver le meurtrier sous peine de tous mourir, sauf le meurtrier qui pourra sortir de l’école. Dans chaque chapitre, on a plusieurs types de gameplay :
- La school life (Free Time) où on peut explorer l’école et approfondir les relations avec les autres personnages pour en apprendre plus sur eux.
- L’enquête après qu’un meurtre ait été commis impliquant collecte d’indices et interrogatoires des témoins.
- Le procès où l’on doit découvrir et prouver l’identité du meurtrier.
 
La school life est une partie sympathique à jouer. Discuter avec les autres personnages et en apprendre plus sur eux est vraiment appréciable et permet d’en découvrir plus. De plus, cela permet de débloquer certaines capacités qui donnent des bonus lors des différents gameplays des procès, ce qui encourage encore plus à aller découvrir les différentes personnalités présentes dans l’école. L’exploration permet d’en apprendre subtilement de plus en plus sur l’école mais aussi de collecter des Monokuma coins que l’on peut utiliser pour obtenir des cadeaux à donner à nos camarades.
   
20121206 danganronpa02
 Les protagonistes de Danganronpa
 
Le procès en lui-même est mis en scène de manière très dynamique qui est servi par différents gameplays plus ou moins réussis. Ainsi le gameplay de « Unending Debat » est fun et dynamique bien que certaines fois, on se retrouve à faire du trial and error. Le gameplay de pendu est assez anecdotique et n’apporte pas grand-chose. Le petit gameplay de rythme est assez amusant (j’aime les jeux musicaux, je n’y peux rien) mais se complique inutilement vers la fin du jeu. Enfin, on a aussi à reconstituer le déroulement du meurtre en plaçant des images dans une petite BD façon comics. Ce petit gameplay clôt de manière agréable les procès bien que parfois, certaines images à placer ne sont pas suffisamment explicites.
 
Heureusement, tous ces gameplays plus ou moins réussis ne brisent pas l’immersion dans l’histoire. Les personnages ont le côté loufoque des animés japonais avec des personnalités ultra marquées voir caricaturales. On peut ne pas aimer mais cela correspond parfaitement à l’ambiance du jeu. De plus, les personnages sont  presque tous attachants à leur manière, que ce soit par leur façon d’être, leurs secrets et leurs réactions. Mes préférences vont à Kyoko, Byakuya, Toko, Aoi, Chihiro et Mondo. Mais mon petit chouchou, c’est Monokuma. Le maître des lieux est juste excellent de par son côté nounours psychopathe. Tous les personnages sont en plus servis par un doublage de qualité (en anglais en tout cas) avec une mention spéciale pour Monokuma. Je ne dévoilerais rien de l’histoire mais on a les réponses à toutes nos questions bien qu’il y ait un gros flou par rapport à un point qui m’a un peu gêné.
monokuma.png
 Monokuma
 
Visuellement parlant, le jeu en met plein les yeux pour peu que l’on ne soit pas allergique à l’animation japonaise. Les personnages sont visuellement impeccables que ce soit dans le design et leurs animations. Les environnements sont très jolis et surtout, j’aime les animations de « mise en place du décor » lorsque l’on rentre dans les pièces. Cela donne une personnalité visuelle unique au jeu. L’interface fait très fortement penser à Persona 4, colorée et très clean.
 
Un mot sur le School mode, une version « What if » du jeu qui se débloque après avoir terminé le mode Story. Ce n’est clairement pas pour tout le monde car c’est plus un mini-game de collecte de ressources et de constructions entrecoupés de phases de Free Time. Cela permet surtout d’en apprendre davantage sur les autres personnages et débloquer les capacités que l’on n’a pas pu obtenir dans le Story Mode. Si toutes les conditions sont réunies, on peut obtenir des fins avec chaque personnage pour peu que l’on ait développé suffisamment sa relation avec. C’est funny mais très répétitif. A tester pour les curieux, les amateurs de collectes de ressources et les complétionnistes. Les autres peuvent passer leur chemin.
 
Pour conclure, les amateurs de jeux narratifs y trouveront sans difficulté leur compte pour peu que vous appréciez les animés japonais. Le gameplay reste assez simple et parfois dirigiste mais il est un bon support à l’histoire. Les personnages sont la meilleure partie du jeu avec une mention spéciale pour Monokuma et s’intègrent à merveille dans cette version High School de Battle Royale. Pour finir, un deuxième Danganronpa va sortir cet automne. Vu le plaisir que j’ai eu à jouer au premier, je jouerais au deuxième dès qu’il sortira.
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Published by Fée - dans Fée gameuse
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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 15:24

Pour mon retour en fanfare sur mon blog et les chroniques, j’ai choisi de faire une petite review d’un des derniers jeux auxquels j’ai joué : Zero Escape : Nine Hours, Nine Persons, Nine Doors sur Nintendo DS.

 

cover large 

 

Un petit avertissement avant tout : c’est un jeu presque exclusivement axé sur la narration où le gameplay est plus accessoire qu’autre chose. Ce n’est donc pas un jeu qui peut plaire à tout le monde et il faut bien savoir où l’on met les pieds avant de se lancer.

 

 

L’histoire, c’est quoi?

On incarne Junpei, jeune homme de 21 ans, qui se réveille dans la cabine d’un navire en train de couler. En panique et ne sachant pas ce qu’il fait là, il réussit à sortir de sa cabine en résolvant une énigme. Après avoir erré dans les couloirs du bateau, il finit par trouver 8 autres personnes, toutes aussi déboussolées que lui. Où sont-ils? Que font-ils ici? Et quels sont ces étranges bracelets accrochés à leurs poignets affichant des chiffres allant de 1 à 9? Alors qu'ils s'interrogent, une voix résonne dans le bateau. 

 

La voix appartient à « Zero » qui leur explique qu’il a amené ces 9 personnes ici pour participer au « Nonary Game ». En combinant les chiffres de leurs bracelets pour ouvrir des portes numérotées et en résolvant des énigmes, ils vont devoir trouver la porte 9 pour pouvoir sortir du navire. Pour cela, ils ont 9 heures…

 

L’avis de la Fée, c’est quoi?

Comme mon avertissement l’indique, ce jeu est lourdement axé sur la narration, l’histoire, ses mystères et ses personnages. Le gameplay ici est secondaire et basé sur des choix à faire et des énigmes à résoudre pour pouvoir avancer dans l’histoire. Les graphismes et les animations des personnages sont bien travaillés et compensent pour des environnements un peu moins inspirés. Cependant, l’emphase du jeu est mise sur l’histoire et c’est là où il brille. Je ne rentrerai dans aucun détail mais les mystères sont nombreux, les participants involontaires du Nonary Game ne sont pas ce qu’ils semblent être et tout ceci va rapidement partir en cacahuète (pour notre plus grand plaisir!).

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Les 9 participants au Nonary Game

 

En fonction de nos choix, on peut obtenir différentes fins qui donnent plus ou moins d’explications sur ce qui se passe sur ce navire et sur le pourquoi de ce Nonary Game. Faire plusieurs fins est indispensable pour découvrir tous les mystères qui entourent le jeu et les personnages et, surtout, la véritable fin n’est accessible qu’après avoir terminé au moins une fois le jeu (d’une certaine manière). Refaire les fins est en plus encouragé et simplifié une fois que l'on a terminé au moins une fois le jeu. On peut accélérer les dialogues que l’on a déjà fait, ce qui nous permet de gagner du temps (et pas qu’un peu!) et d’arriver plus rapidement aux choix et dialogues que nous n’avions pas encore fait. Cela peut paraitre une hérésie, mais quand cela fait 3 fois que tu recommences le jeu pour découvrir une nouvelle fin, tu es bien content de pouvoir skipper les longs dialogues que tu as déjà lu pour la 3ème fois (surtout ceux du tout début du jeu).

Comme dit plus haut, l’autre composante du jeu, c’est les puzzles à résoudre. Derrière chaque porte numérotée se trouve un puzzle que les participants doivent résoudre pour ouvrir d’autres portes permettant de découvrir de nouvelles portes numérotées jusqu’à atteindre la fameuse porte 9. La plupart de ces puzzles sont complexes et intéressants mais certains sont clairement un peu tirés par les cheveux et/ou peu clairs (deux en particulier m’ont bien cassé les pieds).

Personnellement, j’aime beaucoup ce genre de jeu très narratif axé sur l’histoire et la découverte des personnages surtout quand le genre est parfaitement assumé comme ici. L’histoire est très bien écrite, laisse tout de même le joueur réfléchir et faire ses propres conclusions sans le prendre par la main, ce qui est très appréciable. Les différentes fins sont très sympas à explorer et nous permettent de reconstruire la véritable histoire au fur et à mesure. certaines sont indispensables, d'autres plus accessoires et on est heureux d'avoir enfin le fin mot de l'histoire avec la "true End" qui nous donne toutes les réponses, malgré le petit twist « What the fuck! » de la fin. On va dire que c’est la petite touche de mystère pour nous donner envie de jouer à la suite.

Car oui, il y a une suite! Zero Escape : Virtue’s Last Reward est sortie sur PS Vita et remet en scène un nouveau Nonary Game. J’ai commencé à jouer à cette suite et l’histoire semble TRÈS prometteuse! Les puzzles ont aussi l’air d’être beaucoup plus corsés (de ce que j’en ai vu).

Pour conclure, ce jeu se déguste comme un bon thriller. Les multiples fins sont vraiment chouettes à faire (la True End!) et les puzzles sont pour la plupart complexes sans être pénibles. A faire pour ceux qui aiment les jeux vraiment axés sur la narration et qui s’assument comme tels.

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 07:04

Je suis une grosse joueuse PC et encore plus une amatrice de RPG sur n'importe quel support. The witcher, ça a été une bonne surprise, des heures de jeu et le plaisir de me laisser emporter par l'histoire. Et puis, je voulais absolument terminer le premier avant de jouer au deuxième, qui est sorti en mai dernier (parce qu'on peut importer sa sauvegarde du premier dans le deuxième, nos actes et choix du premier jeu auront donc, normalement, une influence sur l'histoire du deuxième). Je précise que j'ai joué en anglais et que je vais donc garder les noms et appelations anglaises pendant tout l'article.

 

http://vnmedia.ign.com/witchervault.ign.com/wiki/8/88/TW2_Medallion_RenderSM.png

 

 

The Witcher, c'est quoi?

 

Le jeu The Witcher est inspiré des livres de Low Fantasy écrits par Andrzej Sapkowski, mettant en scène Geralt de Rivia, un witcher. Dans cet univers médiéval fantasy très sombres, les witchers sont des hommes craints mais respectés de par leur travail. Craints car ces hommes ne sont plus tous à faits humains, pour devenir des witchers, ils passent par un entrainement très strict ainsi que par des modifications de leur corps via l'alchimie. C'est un processus long, douloureux et souvent mortel. Rares sont ceux qui deviennent de véritables witchers. Leur travail consiste à chasser les monstres, qui pulluent dans cet univers. Ils sont donc des chasseurs de monstres, des tueurs d'abominations mais ils peuvent aussi s'occuper de lever des malédictions et s'occuper de nombreux problèmes occultes. C'est pour cela qu'ils sont tolérés mais ils sont traités avec méfiance car considérés comme des mutants. L'univers de The Witcher est sombre, hostile et dangereux. Et il ne faut pas redouter uniquement les monstres... Les humains sont capables de plus de monstruosités que les monstres eux-même... Les elfes et les nains existent, mais ils sont à peine tolérés par les humains et parqués dans des quartiers. La société de The Witcher est raciste, intolérante, violente et sans pitié.

 

http://fastdls.com/uploads/posts/2010-12-12/vedmak-zolotoe-izdanie_1.png

 

 

L'histoire, c'est quoi?

 

Nous incarnons dans le jeu Geralt, surnommé White Wolf, un witcher qui a perdu la mémoire. Le jeu débute sur l'attaque de la forteresse des witchers par une organisation connue sous le nom de Salamander. Pire, après avoir éliminé quelques witchers, les leaders de ces assaillants disparaissent, emportant avec eux les plantes et potions rares servant à l'entrainement des witchers. Sans ses plantes, impossible de modifier les corps des recrues potentielles et impossible d'entrainer de nouveaux witchers. Geralt va alors partir sur leurs traces et par la même occasion, tenter de retrouver ses souvenirs perdus avec l'aide de vieux compagnons comme Triss Merigold, une sorcière ou encore Zoltan et Dandelion.

 

Geralt va ainsi suivre la piste de Salamander jusqu'à Vizima et ses alentours. Et, outre retrouver ses souvenirs et pourchasser les leaders de Salamander, il va avoir fort à faire avec les multiples intrigues et dangers qui l'attendent dans cette ville...

 

Je ne m'étendrais pas plus sur l'histoire car elle est riche, passionnante et surtout, je ne veux rien dévoiler de plus. Je me contente de situer le début du jeu.

 

 

L'avis de la Fée, c'est quoi?

 

Je vais diviser mon avis en plusieurs points car il y a beaucoup à dire sur un jeu aussi riche. J'ai plusieurs attentes quand je joue à un RPG, notamment sur l'histoire ainsi que les personnages. J'accorde sensiblement moins d'importance au gameplay et à la beauté du jeu. Bien entendu, si c'est ultra laid, ça va me géner tout comme des absurdités au niveau du gameplay. Mais il faut vraiment que ce soit très désagréable en jeu pour que j'y intéresse vraiment. Je ne joue pas aux RPG pour les combats et donc, si il y a des faiblesses de ce côté là, tant que cela ne me gène pas, je m'en moque.

 

- Visuel et Audio

 

J'ai trouvé le jeu personnellement très agréable à l'oeil au niveau des décors et paysages. Vizima et ses faubourgs sont particulièrement bien rendus tout comme les marais. On se sent vraiment plongé dans ce monde médiéval. La végétation est aussi bien rendue. Bref, les environnements sont immersifs et nous permettent de rentrer facilement dans l'ambiance du jeu. Les monstres sont aussi bien réussis et particulièrement hideux, c'est un plaisir de les découper en rondelles pour ne plus voir leurs sales têtes ! Je trouve aussi que la palette de couleurs utilisées est bien adapté à l'univers, sombre, naturelle, sans couleurs très vives.

 

Côté personnages, il y a du bon et du moins bon. Les personnages principaux (Geralt en tête) ont tous une identité visuelle bien marquée et un certain charisme. Par contre, quand on regarde du côté des PNJ, ça se gâte un peu. Tous les vieux ont la même tête, idem pour les vieilles, idem pour les gamins, idem... pour tout le monde. On a au bout d'un moment l'impression de se retrouver dans l'attaque des clones. Heureusement, cela reste (plus ou moins) limités aux PNJ qui font de la figuration dans le jeu. On s'y fait vite. Par contre, les décolletés de Triss sont-ils bien adaptés à l'époque? :D

http://www.gram.pl/upl/artykul/20071101173101.jpg

 

Niveau musique, je suis tombée sous le charme de la soundtrack du jeu, que je me suis empressée d'ajouter à mon répertoire "Musique pour JDR". De plus, les personnages sont entièrement doublés ce qui ajoute un charisme incroyable aux personnages. C'est tout de même plus agréable d'entendre parler son personnage que de l'avoir complètement muet (et la voix de Geralt en anglais est vraiment très bien).

 

 - Histoire, quêtes et mini-jeux

 

Le gros point fort du jeu, c'est bien son histoire. Nous avons ici un RPG avec de vraix choix à faire qui vont avoir des influences plus ou moins importantes sur notre histoire. Et là où de nombreux RPG se contentent d'un choix gentil (sauvons les chatons !) et d'un choix méchant (écrasons les chatons avec nos talons !), The Witcher nous met face à des choix difficiles moralement. Ni blanc, ni noir, juste des nuances de gris où on se demande quel serait le moindre mal... Le premier chapitre notamment contient un choix qui n'est pas évident mais nous sommes confrontés à des choix durant tout le jeu. Il y a parfois quelques facilités scénaristiques qui m'ont ennuyé (le bad guy qu'on est en train de laminer mais pouf, cinématique et pouf, finalement, c'est lui qui nous lamine avant de s'enfuir... Moué...) mais, mis à part ce ressort un peu éculé (c'est pas la première fois que j'y ai droit au bad guy qui s'enfuit alors qu'on lui a mis la fessée), c'est un plaisir de suivre l'histoire.

 

La quête principale est complexe, nous tient en haleine et est le fil conducteur des 5 chapitres (plus le prologue) que compte le jeu. Mais à côté de cela, nous avons une foule de quêtes secondaires allant de la quête de kill ultra classique (et pas très passionnante) à des quêtes secondaires beaucoup plus scénarisées et parfois très longues. Il y a vraiment de quoi faire. Comme une bonne accro que je suis, j'ai fait toutes les quêtes possibles (sauf deux, une que j'ai oublié de prendre et un contrat que je n'ai pas fait, car je ne trouvais pas les monstres à tuer) et autant dire que j'ai passé de nombreuses heures à faire tout ça. J'ai aussi beaucoup aimé voir la conséquence de certaines de mes décisions, me demandant vraiment parfois si j'ai fait le bon choix ou si j'ai décidé de soutenir le bon côté... Mais au final, je n'ai regretté aucun de mes choix :)

 

Mis à part le prologue et le chapitre 5 (le dernier chapitre) les chapitres sont bourrés de quêtes. Le jeu offre une durée de vie vraiment conséquente surtout si on fait les quêtes secondaires et les à-côtés. Un reproche cependant, le chapitre 2 est très long, au point qu'il est pas évident à passer. Les quêtes sont intéressantes mais longues, peut-être en trop grand nombre, et source de nombreux aller-retours dans le quartier. On peut aussi très facilement se bloquer sans le vouloir dans certaines quêtes secondaires dans ce chapitre si on ne fait pas certaines actions (secondaires) dans le bon ordre (j'ai dû reprendre une ancienne sauvegarde pour réussir à obtenir le laisser-passer pour le cimetière car j'avais trop avancé dans certaines quêtes, me bloquant pour obtenir le papier). Ceci dit, ça a été un souci pour moi car j'aime faire toutes les quêtes que je trouve, même les secondaires, mais si vous n'êtes pas une maniaque des quêtes terminées comme moi (surtout les secondaires) alors cela ne devrait pas vous poser de soucis. J'ai apprécié aussi d'avoir le temps dans le jeu avec des quêtes se prenant ou avec des objectifs à certaines heures de la journée.

 

En plus des quêtes (très nombreuses), nous avons la possibilité de participer à de nombreux mini-jeux : le combat à mains nues, des concours de beuverie et un jeu de dés. C'est souvent l'occasion d'obtenir des récompenses intéressantes comme des formules ou des runes pour fabriquer des épées mais aussi de se faire de l'argent, notamment avec le jeu de dés. J'ai passé parfois quelques heures à jouer aux dés pour me payer ce dont j'avais envie dans les magasins. Les mini-jeux sont agréables bien que les combats à mains nues n'étaient pas spécialement passionnants (mais heureusement, la quête des combats est peu exigeante). Les concours de beuverie sont aussi peu nombreux et servent souvent à soutirer des informations à des PNJ. Mais attention, si vous buvez trop, vous vous retrouvez complètement ivre avec la vision brouillée, un Geralt qui titube et qui marche à deux à l'heure. J'ai été personnellement ravie d'obtenir une recette de potion pour éliminer les effets de l'alcool instantannéement, car c'est marrant la première fois, mais ensuite moins.

 

Pour finir, je tiens à préciser aussi que j'ai a-do-ré pouvoir draguer diverses femmes dans le jeu avec Geralt et de collecter les cartes. Oui, oui, dans ce jeu, quand Geralt drague (et conclut !) avec une femme, on gagne une carte avec une image de la (ou les!) femmes dans une position souvent coquine. Oui, je suis une nana et j'ai adoré les collecter, et alors ? :p Par contre, certaines étaient bien exigeantes ! Geralt, tombeur de ces dames (faut dire qu'il est stérile et immunisé à pas mal de maladies. Pour l'époque, c'est quand même assez génial niveau safe sexe :D)

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- Gameplay et Combats

 

Notre Geralt a tout un arsenal à sa disposition pour se battre : deux épées (une normale et une en argent pour les monstres), quelques armes en plus (allant de la hache à la dague en passant par la torche), de nombreux sorts et des potions boostant ses capacités de combats.En plus de cela, il maitrise trois styles de combats différents : un style Strong lent, mais puissant ; un style "Fast" rapide, mais frappant moins fort et un style de groupe permettant de frapper plusieurs cibles à la fois. Pendant les combats et selon les ennemis, il faut jouer avec les différents styles, une habitude difficile au début du jeu qui s'acquière très vite.

 

Bien entendu, nous avons tout un arbre de compétences permettant de renforcer les pouvoirs de Geralt en le rendant plus solide, plus rapide, plus fort. L'arbre en lui-même est très simple et facile d'utilisation. A chaque niveau, nous gagnons des points (bronze, argent, or) nous permettant de débloquer des pouvoirs ou améliorations. Nous pouvons tout améliorer : les styles de combats, le combat à l'épée, le combat à l'épée en argent, les pouvoirs...

 

Les combats ne sont pas très complexes. Il faut timer correctement ses attaques pour faire des combos de plus en plus puissants pour éliminer nos adversaires. La difficulté en début de jeu est de jouer sur les différents styles (Strong, Fast, Group) mais on prend vite le coup. Personnellement, je n'ai pas du tout utilisé la magie que je n'ai pas trouvé très attractive et j'ai terminé le jeu sans aucun problème (Bon, je joue en normal aussi, mais comme je l'ai déjà dit, les combats ne m'intéressent pas dans les RPG, l'histoire est beaucoup plus importante pour moi).

 

Un petit truc, Geralt peut avoir en plus de ses deux épées une autre arme, mais sincèrement, ça ne sert strictement à rien. Le seul intérêt de ce slot d'arme est qu'on peut y mettre une torche, ce qui est bien pratique à avoir quand on est dans le noir sans potion de Cat sous la main.

 

En parlant de potions, nous avons la possibilité de fabriquer de nombreuses potions dans le jeu en collectant des ingrédients comme les plantes ou des morceaux de cadavres de monstres. Le système de créations de potions est assez simple : à chaque ingrédient correspond un élément (une couleur), il suffit d'avoir toutes les couleurs demandées pour la potion pour la créer. Par contre, le souci que j'ai eu est qu'il faut bien vérifier les ingrédients sélectionnés automatiquement par le jeu pour créer les potions. Si on ne fait pas attention, on peut se retrouver avec des éléments rares transformés en potions basiques ou pire, des objets utiles à des quêtes. Petit problème aussi, si tu modifies les ingrédients pour une potion et que tu veux refaire la même, ta combinaison d'ingrédients que tu viens de modifier n'est pas gardée en mémoire. Il faut donc resélectionner tes ingrédients. Par contre, la plupart des potions ont des durées assez longues, ce qui est agréable car on peut les prendre au début d'un donjon sans avoir à les renouveler toutes les cinq minutes.

 

On se rend vite compte aussi qu'il y a des potions indispensables et d'autres beaucoup moins. Personnellement, j'ai utilisé beaucoup de Swallow (la potion de régénération de vie) et la potion de Cat (pour voir dans le noir), plus anecdotiquement Blizzard. Le reste m'était inutile, en tout cas en mode Normal.

 

Je vais terminer par l'inventaire, qui a été un souci assez récurent pendant le jeu. Il est assez petit avec une partie réservée aux ingrédients d'alchimie et une autre partie réservée au reste. Le problème est que le reste est très divers et notre inventaire peut se remplir à la vitesse de l'éclair si tant est que l'on fouille un peu les maisons (ce qui est mon cas). Nourriture, livres, alcool, potions, runes, bijoux... On se retrouve vite noyés sous les objets, surtout qu'on se rend compte qu'il y a beaucoup d'objets à garder (l'alcool de qualité pour les potions, l'alcool basique pour les beuveries, les runes, certains objets précieux...) rien qu'au cas où on pourrait en avoir besoin (notamment pour séduire les femmes mais aussi pour des quêtes). Heureusement, il y a une banque à disposition dans chaque taverne du jeu, mais l'étroitesse de l'inventaire m'a valu de nombreux aller-retours en ville pour vendre et déposer en banque. De plus, sur la fin, j'ai commencé à avoir mon inventaire d'ingrédients qui débordaient. Heureusement la banque était là, mais je n'aurais pas été contre un inventaire plus grand.

 

http://www.rpgonline.com.br/images/galeria/157741_the_witcher_1.jpg

 

Pour conclure, j'ai vraiment aimé ce jeu. Certes les combats ne sont pas passionnants et se transforment vite en routine de clics, certes l'inventaire aurait pu être mieux ainsi que certains détails dans le jeu. Mais je suis vraiment rentrée dans l'univers de Geralt, j'ai suivi avec plaisir l'histoire avec ses différents choix possibles. De plus, la durée de vie est vraiment impressionnante quand on commence à s'intéresser aux quêtes secondaires. De plus, Geralt est un personnage charismatique auquel on s'attache malgré son côté froid et il est entouré de compagnons tout aussi intéressants. C'est, pour moi, un très bon RPG dans un univers qui m'a beaucoup plu.

 

Le deuxième opus est sorti il y a peu et j'ai commencé à y jouer. Cependant, je lui trouve de très nombreux défauts qui me gène beaucoup. Dès que je l'aurai terminé, vous pourrez trouver mon avis, mais je doute être autant emballée par le 2 que je l'ai été par le 1...

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 12:05

Sans internet fixe depuis maintenant un mois et demi, je me suis replongée dans quelques jeux trop longtemps mis de côté au profit de jeux sur PC. C'est ainsi que j'ai repris la DS et que j'ai terminé une série de 4 jeux : les Phoenix Wright.

 

Phoenix-Wright

"Objection !" (Phoenix Wright)

 

  

Phoenix Wright, c'est quoi? 

 

C'est une série de jeux vidéos sur Nintendo DS. La série compte actuellement 5 opus :

 

- Phoenix Wright: Ace Attorney
- Phoenix Wright: Ace Attorney - Justice For All
- Phoenix Wright: Ace Attorney - Trials and Tribulations
- Apollo Justice: Ace Attorney
- Miles Edgeworth: Ace Attorney Investigations

 

Je n'ai pas encore joué au 5ème (Miles Edgeworth) mais il m'attend sagement. (J'attends en fait sagement que mon Caribou le finisse d'abord :))

 

L'histoire, c'est quoi?

 

Dans les trois premiers opus, nous jouons Phoenix Wrigth, jeune avocat de la défense. Nous allons devoir défendre dans des affaires criminels nos clients lors d'un procès et enquêter sur les lieux des crimes pour récolter des indices, interroger des témoins. Bien entendu, notre but est de prouver l'innoncence de notre client. Et c'est souvent beaucoup plus ardu que prévu.Bien entendu, nous sommes assistés dans nos enquête par des personnages secondaires souvent récurrents. Le quatrième opus voit l'apparition d'un nouveau héros qui remplace Phoenix Wright, Appolo Justice. Quand au cinquième opus, nous passons de l'autre côté de la barrière en incarnant Miles Edgeworth, procureur, et nous sommes chargés de prouver la culpabilité des personnes.

 

C'est un jeu de réflexion et de story telling. Nous devons faire certaines actions (ou dialogues) dans un ordre précis de manière à faire avancer l'histoire. Cela peut sembler rébarbatif au premier abord (surtout si on aime les jeux d'actions où ça castagne) mais heureusement, les histoires sont prenantes et passionnantes, et surtout les personnages sont vraiment charismatiques et attachants, Phoenix Wright en tête.



http://www.moresay.com/wp-content/uploads/2009/01/phoenix-wright-ds.jpghttp://kotona.info/images/nds/cover/0820.jpg

http://www.beardsandmonocles.com/blog/wp-content/uploads/2008/01/pwtatcover.jpghttp://wallofscribbles.com/gallery/Game%20Covers/Apollo%20Justice%20Ace%20Attorney.jpg

 

L'avis de la Fée, c'est quoi?

 

Tout le succès de cette série, pour moi, repose sur deux choses : les personnages charismatiques (Phoenix et Miles en tête) et les histoires très bien travaillées. La prise en main du jeu est vraiment facile, ce qui est un énorme plus. Au niveau des graphismes, c'est très travaillé, les personnages ont chacun une identité visuelle et sont souvent très savoureux à voir. Il est d'ailleurs étonnant de voir à quel point les personnages paraissent vivants, avec une personnalité bien travaillée avec juste quelques expressions différentes. Le travail de ce côté là est impressionnant.. De plus, certains personnages secondaires récurrents se retrouvent d'un épisode à l'autre, et nous les retrouvons avec toujours autant de plaisir. Je pense à Maya, Pearl, Détective Gumshoe, le juge mais aussi pleins de personnages que nous croisons ou défendons lors de certaines enquêtes et que nous revoyons plus tard. C'est toujours très amusant, voir hilarant pour certains.

 

Ce qui fait tout le jeu, ce sont aussi les enquêtes et les histoires. Et de ce côté là, nous sommes servis ! Chaque jeu comporte entre 4 et 5 enquêtes. Une servant d'introduction (donc en général courte et facile) et les autres sont beaucoup plus longues et complexes. Chaque histoire est différente, sans vraiment de redondance et on est souvent agréablement surpris de voir que certaines enquêtes sont liées entre elles, amenant souvent sur des révélations explosives lors de la dernière enquête de chaque jeu.

 

Le reproche principal que je ferais à la série, c'est que lors des procès, la présentation de preuves est parfois un peu tirée par les cheveux. Il est parfois rageant d'avoir pleins de preuves à disposition pour prouver une contradiction, mais il y en a qu'une seule qui marche, et parfois pas la plus pertinente. Cela m'a valu quelques grincements de dents et de nombreux essais et erreurs à tout présenter en désespoir de cause.

 

Quelques mécaniques de jeu m'ont un peu ennuyé aussi, notamment l'usage du Magatama, permettant de voir les secrets des gens. Dans l'absolu, l'idée est bonne, mais très souvent, cette action se déclenche alors que nous n'avons pas encore toutes les preuves en main pour débloquer ce secret. Ce qui donne lieu aussi à des essais et erreurs avant de se rendre compte qu'il faudra repasser plus tard. Ce qui est un peu dommage.

 

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"Hold it !" (Miles Edgeworth)

 

Pour finir, je dirais tout de même que j'ai préféré les épisodes avec Phoenix Wright en tant que héros. Appolo Justice est sympathique, mais n'a pas le charisme de Phoenix. Tout comme sa némésis, Klavier Gavin, n'a pas le charisme de Miles Edgeworth. Phoenix et Miles sont les deux personnages emblématiques de la série, amis / ennemis, qu'on adore voir s'affronter lors des procès. Je n'ai pas encore commencé le cinquième opus avec Miles en héros, mais d'après ce que j'ai vu, la partie procès n'existe plus. J'attends tout de même avec impatience d'y jouer, Miles étant un personnage que j'aime beaucoup.

 

Bref, Phoenix Wright est une très bonne série de jeux, facile à prendre en main, drôle, amusante et divertissante. Elle a quelques défauts qui peuvent être un peu casse-pieds, mais cette saga est tellement passionnante qu'on lui pardonne :). Je vous les recommande, en tout cas les trois premiers.

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Published by Fée - dans Fée gameuse
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