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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 12:21

Bon, ok, je suis un peu en retard :P En général, on fait les bilans des années précédentes au mois de Janvier. Mais comme je suis une rebelle de la forêt, je le fais en Février :P

 

Sans grosse surprise, je n'ai pas terminé le Défi Lecture 2012. Je m'en doutais un peu au départ mais j'ai tout de même voulu y participer parce que j'aime beaucoup avoir ce genre de "cadre" de lecture avec des catégories imposées. Cela fait sortir des sentiers battus et peut me permettre de faire de belles découvertes. Malheureusement, entre le boulot qui a été assez prenant une bonne partie de l'année et les nombreuses parties de jeux de rôles que j'ai en cours, mon temps de lecture s'est considérablement réduit. N'étant pas en plus du genre à sélectionner mes livres en fonction de leur taille, je peux me retrouver à lire plusieurs pavés d'affilés (ce qui prend plus de temps à lire que des livres de 200 pages écrits en gros :P). De plus, j'ai lu un certain nombre de livres de jeux de rôles, livres qui (malheureusement ^^) ne comptaient pas dans le Défi. L'important, c'est de participer et j'ai tout de même lu 11 livres sur les 20 imposés.

 

Au cours de l'année 2012, je me suis rendue compte en cherchant mes lectures potentielles que je suis de plus en plus difficile quant au choix de mes lectures. Autant pour certains genres comme la Fantasy, je choisis encore au coup de coeur, autant pour d'autres genres (comme la bit-lit), je fais quelques recherches avant de commencer un livre. Je ne veux plus tomber sur des livres de piètre qualité et je suis beaucoup plus restrictive dans mes choix. Il y a tout de même des auteurs que j'achète encore les yeux fermés comme Michel Robert ou Karen Marie Moning, mes deux coups de coeur de l'année. L'année 2012 est aussi l'année du deuil et de la rupture : moi et Laurell K. Hamilton, c'est terminé. Pour moi, cette série ne m'apporte plus aucun plaisir à la lecture et, vu que l'auteur n'a pas l'air de vouloir changer quoique ce soit à sa série, je doute qu'un revirement de situation ait lieu...

 

Pour l'année 2013, il n'y a pas de défi lecture d'organisé. C'est un peu dommage car j'aime le principe (même si je n'ai pas terminé le défi 2012). Cependant, je suis ouverte à toute proposition! Enfin, je n'aurais sans doute pas le temps de tenir un gros défi exigeant demandant la lecture de nombreux livres mais si jamais on me met au défi de lire tel ou tel livre, je serais plutôt partante (à condition que le livre soit trouvable sans que je parcours le Québec en long en large et en travers pour le trouver :P)

 

J'ai quelques projets de lecture pour cette année 2013, j'ai d'ailleurs une review de livre à écrire et un livre déjà bien entamé. En vrac, voici ce que j'aimerais lire pour cette année : 

 

- La fin de la série d'Angela Knight (et oui!!!!)

- La suite des Dresden Files

- Le 4ème tome de la série Fuild Hunter de Nalini Singh

- La suite des Jaz Parks

- La suite des Chronicles of the Necromancer (car je suis curieuse malgré le fait que le 2nd tome a une bonne fin)

- La suite de Night Angel (que je n'ai pas eu le temps de lire cette année)

- La suite de Never Deals with a Dragon (que je n'ai pas eu le temps de lire non plus)

 

J'envisage de faire quelques relectures aussi, notamment la trilogie Eisenhorn (pour le plaisir) mais je vais aussi farfouiller dans ma bibliothèque voir si je n'ai pas quelques bouquins qui me feraient envie. Si vous avez des suggestions de lecture, je suis preneuse (notamment sur l'Urban Fantasy, à part KMM, les séries me semblent fades et copié/collé. Si vous en avez une bonne en tête, n'hésitez pas)

 

C'est sur ces belles paroles que se clôt ce Bilan 2012!

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 18:53

/!\ Risque de spoilers : Attention si vous ne souhaitez pas en apprendre advantage /!\


http://d.gr-assets.com/books/1333022535l/12444166.jpgQuatrième de couverture :


Nous sommes l’année 1 AMT – Après que le Mur soit Tombé. Les Fae sont libres et nous chassent. C’est une zone de guerre dehors, et aucun jour ne se ressemble. Je suis Dani O’Malley, les rues emplies de chaos de Dublin sont ma maison, et il n’y a aucune autre place au monde où je souhaiterais être.


Dani « Mega » O’Malley joue selon ses propres règles – et dans un monde dominé par les Fae sombres, sa plus grande règle est : Fais ce qu’il faut pour survivre. Possédant de rares talents et la puissance Épée de Lumière, Dani est plus qu’équipée pour la tâche. En réalité, elle fait partie des rares humains qui peuvent se défendre eux-mêmes contre les Unseelies. Mais maintenant, dans ce pandemonium, ses plus grands talents sont devenus ses plus gros problèmes.


L’ex meilleure amie de Dani, MacKayla Lane, la veut morte, les terrifiants Princes Unseelies ont mis sa tête à prix, et l’Inspecteur Jayne, le chef des forces de police, est après son épée et ne s’arrêtera devant rien pour l’obtenir. En plus de tout cela, des gens sont mystérieusement gelés à mort partout dans la ville, emprisonnés sur place dans des tableaux gelés.


Quand le nightclub le plus sulfureux de Dublin se fait congeler, Dan se retrouve à la merci de Ryodan, le propriétaire du club, immortel et sans merci. Il a besoin de sa vivacité d’esprit et de ses compétences exceptionnelles pour découvrir ce qui gèlent les Fae et les humains à mort – Et Rydoan ferait n’importe quoi pour s’assurer de sa bonne volonté.


Tout en esquivant les balles, les crocs et les poings, Dan doit conclure de sombres pactes et faire des alliances désespérées pour sauver Dublin – avant que tout et tout le monde dans la ville ne soit gelé.


Source : Amazon.ca
Traduction : moi

 

Précédent avis Avis : Shadowfever de Karen Marie Moning [VO]


Avis : Après l’époustouflant 5ème tome de la série des Fever, Karen Marie Moning revient avec Iced. Au lieu de retrouver Mac comme héroïne de ce tome, c’est ici Dani, la jeune sidhe-seer prodige de 14 ans qui tient de devant de la scène. Autant dire que sur le coup, je n’étais pas très emballée de retrouver Dani comme personnage principal de ce livre, n’ayant guère apprécié ses apparitions dans le tome 5 des Fever. Il faut dire qu’entre son accent très prononcé et ses interventions qui coupaient vraiment le rythme du livre, Dani n’était pas vraiment mise à l’honneur et j’ai lu la plupart de ses passages en diagonale. Seule la révélation finale était intéressante quant au rôle que Dani a joué dans le meurtre de la sœur de Mac. Autant dire que j’ai attaqué le livre avec une certaine appréhension et de nombreuses réserves. Je n’étais pas sûre que Dani allait arriver à être aussi charismatique et intéressante à suivre que MacKayla. De plus, je ne me sentais pas forcément à l’aise avec une héroïne adolescente et, il faut le dire, tête à claque. Mais la magie de Karen a opéré et je dois dire que je suis complètement tombée sous le charme de Dani.


J’ai dévoré ce livre à toute vitesse et, si Monsieur Caribou ne m’avait pas forcé à dormir au lieu de continué à lire (traitre!), j’aurais pu passer plusieurs nuits dessus tellement l’intrigue était prenante (j’aurais été belle au boulot après ça :P).


L’intrigue reprend tout de suite après la fin de Shadow Fever. Dani évite coûte que coûte de croiser MacKayla depuis que celle-ci a appris son rôle dans la mort d’Alina. Notre jeune ado continue aussi à publier le Daily Dani et à nettoyer des rues de Dublin des Fae. On apprend aussi l’existence de Dancer, un petit génie de dix-sept ans que Dani considère comme un ami. Malheureusement pour Dani, elle va se retrouver contrainte à travailler pour Ryodan, le patron du nightclub le plus sulfureux de la ville, utilisant Jo, une sidhe-seer comme levier pour s’assurer son « obéissance ». Ryodan a besoin de sa super vitesse et de ses capacités hors normes pour enquêter sur un phénomène étrange, même en ces temps troublés. Dans un des sous-sols du club, de nombreux clients, Fae et humains, ont été retrouvé entièrement congelés. Pas de peur ni de surprise sur leurs visages, cela a été rapide. Le froid est si intense que rester immobile quelques secondes dans la pièce est mortel. Dani se doit de coopérer avec Ryodan sur cette enquête si elle veut que Jo, maintenant contrainte de travailler au nightclub, reste en vie…


Je ne vais pas en dire trop sur l’intrigue mais elle est riche et passionnante. On se replonge avec grand plaisir dans ce monde post-apocalyptique où les Fae ont envahi le monde des humains et où la survie est devenue bien difficile pour l’humanité. Karen réussit à nous plonger dans son univers et ce Dublin ravagé et peuplé de créatures étranges. J’ai eu l’impression que l’intrigue avait un côté plus épique que ce que les précédents livres montraient. Il faut dire aussi que nous croisons les Princes Unseelies et que l’adversaire final est assez impressionnant.


Dani m’a vraiment subjugée. J’avais peur de son côté ado et grande gueule mais Karen Marie Moning s’est débrouillée pour lui faire garder son caractère impétueux et casse-cou (voir même suicidaire) sans la rendre détestable. Elle est trop sûre d’elle mais elle est aussi touchante de naïveté. Elle fait des erreurs, elle tente de passer au-dessus et de faire ce qu’il faut pour les règler. Elle reste loyale par-dessus tout à ses amis et ceux qu’elle aime. Elle a une vraie volonté de bien faire, de tenter de faire la différence. C’est une adolescente avec des pouvoirs impressionnants dans un monde sans pitié et je la trouve touchante dans son côté maladroit, bravache, tête brûlée mais en même temps super mignonne. J’aime beaucoup la relation qu’elle tisse avec Dancer et le fait que l’on se rend compte bien avant elle qu’elle en est amoureuse. Elle se veut adulte mais reste encore une jeune fille en fleur, naïve, drôle, avec ses sauts d’humeur. Obligée de grandir trop vite dans un monde d’adultes et de créatures horribles et sans pitié. C’était un personnage que je n’appréciais que moyennement dans les Fever, j’ai adoré vivre avec elle toutes ses aventures, les trahisons, ses peurs et ses doutes dans Iced.


On avait un peu entraperçu Ryodan dans les Fever mais il est maintenant au premier plan dans Iced. Autant dire que si j’ai adoré Dani, j’ai plus de réserves sur Ryodan. Autant Dani a sa propre personnalité, autant je trouve Ryodan trop similaire à Jéricho Barrons dans son caractère et sa manière d’être. Le côté ténébreux et mystérieux, le côté manipulateur et cynique, le côté « j’utilise Dani comme un instrument pour obtenir ce que je veux», c’est vraiment un copié/collé. C’est dommage car du coup, il fait fade et sans personnalité vu qu’il suit le même schéma de pensée de Jéricho. Je suis déçue de ce côté-là. J’ai par exemple beaucoup plus apprécié son « bras droit » dont le nom m’échappe qui m’a semblé avoir plus de personnalité et qui semble étrangement apprécier Dani malgré son côté insensible-gros-dur. Un peu plus d’originalité du côté de Ryodan aurait été la bienvenue, il fait vraiment pâle figure face à mon chouchou absolu de ce tome, Christian.


Je suis tellement heureuse de revoir Christian, je voulais absolument en savoir plus sur lui! Karen lui réserve vraiment un destin hors norme et son évolution est passionnante et terrifiante à voir. Souvenez-vous, dans Shadow Fever, Christian, après avoir ingéré de la viande unseelie (ce qui lui a sauvé la vie), se retrouve à se transformer petit à petit en Prince Unseelie. Et dans ce tome, on suit sa lente transformation aux travers des yeux de Dani. Et God, j’adore le traitement que Karen a réservé à Christian. Ce côté schizophrène, la perte de contrôle, cette personnalité sombre qui prend le dessus et son obsession pour Dani. C’est vraiment magnifique à suivre. Je ne sais pas comment Christian va finir mais une chose est sûre, je vais adorer. Christian parait tellement flamboyant, dangereux et imprévisible dans ce tome, il est terrifiant mais en même temps terriblement attachant. Aaaah j’adore ! Les scènes entre lui et Dani sont chargées de tension et on sent vraiment la folie qui habite Christian, partagé entre son côté inhumain et humain. Ce personnage est une véritable réussite et on ne peut qu’avoir peur avec Dani de cette obsession étrange que Christian a envers elle et qu’il interprète comme de l’amour.


Je vais terminer avec le troisième homme dans la vie de Dani, Dancer. Il est vraiment tout mignon et est clairement là pour être le premier amour de Dani. C’est vraiment attendrissant de voir Dani amoureuse de lui sans qu’elle-même ne s’en rende  compte (en tout cas, moi je le vois comme ça :P). C’est un personnage plein de ressources et il serait dommage de le sous-estimer car sa vive intelligence et sa débrouillardise en font un personnage intéressant. Et peut-être un sérieux concurrent à Ryodan et Christian qui ne manquent pas d’être jaloux de ce jeune ado qui semble connaître Dani beaucoup mieux qu’eux.


Pour ceux qui se posent la question, nous ne voyons pas macKayla et Jéricho dans ce tome mais on en entend beaucoup parler. Et vu la fin de ce livre, nous allons sans doute les revoir dans le prochain tome. Au passage, la fin est une fois de plus un supplice. Karen aime nous torturer et nous laisser sur une situation que l’on n’avait pas vu venir! J'ai beaucoup apprécié aussi de "revoir" Cruce et surtout de constater que celui-ci n'est pas encore hors d'état de nuire. Je n'ai qu'une hâte : qu'il se libère car cela promet d'être explosif! (et puis j'aime ce personnage et c'Est un très bon bad guy).


Comme vous pouvez le constater, j’ai été conquise par ce livre. J’ai eu l’impression de redécouvrir Dani malgré mes premières réticences. Ce premier tome est très prometteur et j’ai vraiment hâte d’avoir la suite entre les mains. Il est vraiment dommage que Ryodan ne soit qu’un copié/collé de Barons, c’est la fausse note de ce livre et j’espère que Ryodan va montrer dans les prochains livres une personnalité plus originale et bien à lui. Pour ceux qui ont aimé les Fever, lancez-vous, vous allez vraiment aimer Iced.

 

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 21:15

http://www.ludocortex.fr/boutique/images_produits/anima-prometheum-exxet-z.jpgQuatrième de couverture : Prometheum Exxet est un livre dédié au monde des artefacts surnaturels, un ouvrage fait pour déployer un éventail de possibilités, tant pour les personnages joueurs que pour leurs adversaires. Il renferme en ses pages des centaines d'artefacts surnaturels, des idées d'aventures, un système pour façonner vos propres oeuvres mystiques, et bien plus encore. Préparez-vous car s'ouvre à présent une porte vers un univers de pouvoirs encore vierge.


Autre avis sur la gamme AnimaAvis : Arcana Exxet - Les secrets du surnaturel (Anima Beyond Fantasy RPG)

 

 

 

 

 

 

Avis : ENFIN le livre sur les artefacts. Il est sorti yay! Bon, je l'ai eu un bon moment après sa sortie, Canada oblige. J'en suis plutôt contente et je suis encore plus contente de me dire que ça y est, normalement on en a fini avec les règles (on croise les doigts!). Passons donc à Prometheum Exxet. Le livre se découpe en 4 chapitres et 3 appendices (qui sont plutôt intéressantes et méritent d'être mentionnées)

- Chapitre 1 : Les Artefacts Surnaturels

- Chapitre 2 : Création d'Artefacts

- Chapitre 3 : Compendium d'Artefacts

- Chapitre 4 : Combat Surnaturel

 

Chapitre 1 : Les artefacts surnaturels


Le chapitre 1 offre de nombreuses informations diverses et variées sur les artefacts surnaturels : l'équivalent en terme de puissance d'un artefact selon le nombre de points d'avantages investis, la Fabula, l'analyse d'un artefact, le temps d'apprentissage pour arriver à manier un artefact.

 

Il y a du bon et du moins bon, comme souvent dans ce genre de chapitre un peu fourre-tout. Le tableau récapitulatif sur les armes élémentaires est très utile. Pour la Fabula et l'analyse surnaturelle (permettant de découvrir respectivement l'histoire et les capacités spéciales de l'artefact), c'est très joliement nommé mais cela se résume à un jet d'occultisme et un jet d'évaluation magique. Au lieu de rajouter de nouveaux termes, autant appeler un chat un chat. Je constate d'ailleurs que je suis tombée parfaitement juste en demandant ces jets de dés à mes joueurs quand ils tombaient sur des artefacts. Une fois de plus, je vais complètement occulter la partie apprentissage d'utilisation d'un artefact. C'est tellement frustrant pour un joueur de récupérer enfin un artefact pour lui mais de ne pas pouvoir l'utiliser avant un certain temps (cela peut être plusieurs années!!!). Les artefacts sont déjà suffisamment rares dans Gaia, si en plus les joueurs ne peuvent pas les utiliser directement quand ils en trouvent, autant ne pas en donner.

 

Pour les précisions sur l'équiuvalent en puissance de l'avantage Artefact que l'on peut prendre à la création, on a un tableau nous permettant enfin (ou presque) de quantifier la puissance de l'artefact. Presque, car si on a bien le niveau de l'artefact en question, quid du nombre de points de pouvoirs (PP) équivalents? Parce qu'entre un artefact à 2 et un artefact à 2, il peut en réalité y avoir une différence de pouvoir énorme selon le nombre de PP qui a été utilisé pour créer l'objet. Hors, on n'a même pas une fourchette de PP pour nous donner la moyenne du nombre de PP par niveau d'artefacts... Je pourrais donc avoir un artefact avec 10 PP de niveau 2 et un artefact avec 250 PP de niveau 2, ces deux artefacts seront considérés comme des artefacts de niveau 2 (chiffres de PP donnés au pif). C'est pas vraiment le ême niveau de puissance... Enfin bref, pour moi, c'est un gros manque d'information. Au MJ de bricoler (une fois de plus).

 

Chapitre 2 : Création d'artefacts


Nous voici donc à la partie que j'attendais le plus et qui clôture ENFIN les règles d'Anima : la création d'artefacts. Les matériaux pour créer les artefacts sont notamment pas trop mal détaillés et donnent de bonnes idées pour de futurs scénarios et historiques d'artefacts. Le processus de création et les différentes manières de créer un artefact sont aussi bien détaillées.

 

Par contre, lorsque l'on arrive aux nombreux tableaux permettant de choisir les pouvoirs en fonction du nombre de PP, rien de bien impressionnant. On trouve évidemment les pouvoirs de base/génériques, ceux que l'on s'attendaient forcément à voir. Il y a ensuite deux ou trois trucs originaux mais cela s'arrête là. A ma première lecture, je me suis dit "Et bien, l'auteur ne s'est franchement pas cassé la tête...". Ne vous méprenez pas, cette partie est vraiment utile si on veut se créer rapidement un artefact "générique" pour un PNJ ou un PJ mais il n'y a rien d'exotique, de surprenant. Pour faire des pouvoirs plus uniques, c'est clairement pas adapté. Cela donne un cadre pour les pouvoirs de base, sans plus. Je suis tout de même contente de pouvoir facilement et rapidement créer un artefact pour le sortir de mon chapeau. Pour créer l'artefact d'un joueur, c'est fantastique. Mais j'aurais aimé un peu plus d'exotisme, de "folie". C'est un ressenti très personnel.

 

Chapitre 3 : Compendium d'artefacts 

 

Là, on arrive à ma partie préférée. Une véritable encyclopédie de l'artefact, des plus mineurs aux plus dévastateurs. En plus, il y a de nombreuses illustrations, ce qui est fort agréable. J'apprécie toujours autant les petits encadrés donnant des pistes de scénarios en plus de l'historique de chaque artefact. C'est très utile et cela stimule mon générateur de scénarios. Je suis aussi très contente de trouver dans la liste des items consommables, des artefacts qui ne sont pas que des exemplaires uniques et des artefacts vraiment originaux qui ne sont pas que tournés vers le combat. Je ne vais pas tout détailler, je vais m'attarder surtout sur quelques points bien précis.

 

Les artefacts mineurs sont une vraie mine d'information et d'une diversité bienvenue. Cela donne pleins d'idées de récompense pour les joueurs et donne de quoi peupler les boutiques de certaines organisations et autres endroits ésotériques. Mention spéciale aux Eru Pelegri (pour ce que cela implique comme relation entre les deux personnes, et que j'ai déjà utilisé dans une campagne), à la bourse épineuse (qui m'a bien fait rire) et à la Broche contenant. Les artefacts intermédiaires sont tout aussi variés bien que beaucoup plus orientés combat. Mention spéciale à l'Anneau de Raphaël, la boussole d'Uriel, les clous d'artisans (très original!), la carte vivante (un classique!). Veritas est super spoiler et Ego est vraiment drôle dans le genre. Dans les artefacts majeurs, mention spéciale au Livre de Guinn (bien que ce ne soit pas si simple à utiliser), le masque de Gnose, le palais intérieur, la main de Lenas, l'amulette des neuf vies. Dans les artefacts arcanes, Gilgamesh pique vraiment beaucoup (Nérélas est déjà bien balèze mais avec ça dans les mains, il est VRAIMENT dangereux). J'aimerais utiliser Nekonosekai à un moment aussi parce que je ne peux pas résister à ce plaisir :P. Je suis vraiment contente qu'il y ait une partie potions, non pas pour transformer Anima en un festival de potions mais parce que cela ajoute des possibilités aux joueurs et aux adversaires. Les artefacts primitifs m'ont moins accroché personnellement (moins "charismatiques", bon ok le terme est mal choisi). La partie sur les Législateurs est par contre très très intéressante, surtout que j'ai tendance à souvent impliquer l'Inquisition dans mes campagnes. Avoir donc des stats à mettre sur leurs armes est vraiment sympa. Tout le reste est tout autant intéressant bien évidemment mais je ne vais pas tout commenter, j'en aurais pour des heures. Je suis cependant comblée par la diversité des armes, armues, objets présentés.

 

Je vais un peu plus m'attarder sur les artefacts de classe Omega. Autant je trouve le livre des morts très bien fait et utilisable dans une campagne, autant les deux autres me semblent difficiles à manipuler. La clé d'Yggdrasil est juste ingérable. Quand à Megas Therion, ben... j'ai du mal à trouver ça intéressant malgré la puissance que cela accorde. La puissance est trop démesurée pour que cela soit fun et intéressant à mettre sur le chemin des joueurs. des trois, seul le livre des morts est quelque chose que j'ai envie d'utiliser (et que j'utilise déjà d'ailleurs). Au passage, un mot sur la clé d'Yggdrasil et son histoire. Cher auteur, si tu me lis un jour (donc jamais mais bon...), je suis le MJ, si je lis l'histoire et les secrets de Gaia, c'est pour TOUT savoir et maitriser à donc l'univers. Hors, quand je lis l'histoire de la Clé, j'enrage. Quelqu'un a pris la clé pour faire quelque chose et l'a remis à sa place sans que l'on sache ce qu'il a fait. ... ... ... BORDEL, je suis le MJ, je veux savoir, je veux avoir une idée de ce qui s'est passé!!! Rhaaaa ça m'énerve ce genre de chose !!! (au passage, on a eu le même coup dans Gaia et l'ile avec le temple où on ne sait pas ce qu'il y a dedans). J'en ai rien à foutre du mystère, le mystère c'est pour mes joueurs!! Bref, ça m'exaspère. 

 

Chapitre 4 : Combat surnaturel


Oh chouette des modules de combat pour apprendre à manipuler les artefacts. Je suis aux anges. Ou pas. Je ne trouve pas ça très intéressant personnellement. les points investis là-dedans peuvent être mieux investis ailleurs.

 

Les appendices 


Une mention tout de même à la liste des prix de vente des artefacts qui, pour moi, est vraiment intéressante. C'est pratique d'avoir un ordre d'idée du prix de vente des artefacts. Un petit plus bien agréable. Le détail du coût en PP des différents pouvoirs de tous les artefacts du livre est aussi TRÈS utile surtout si tu veux récupérer un pouvoir précis et "exotique" (aka qui ne figure pas dans les tableaux du chapitre 2)

 

Bref, pour ceux qui attendaient le supplément sur les artefacts avec impatience (comme moi), ce livre est une mine d'or et de plaisir. Le compendium d'artefacts vaut le coup à lui tout seul car il est source de nombreuses idées de scénarios et autres aventures. Cela amène encore plus du richesse à l'univers. Un achat que je ne regrette absolument pas.

 

Pour la suite, c'est très flou. Le prochain supplément est censé être Gaia 2 (supplément que j'attends avec impatience et envie) mais vu que son écriture a l'air de prendre un paquet de temps, que l'auteur s'éparpille beaucoup trop et que la traduction prend toujours un temps incroyable... je commence à vraiment douter qu'on le voit un jour. Je perds espoir pour cette gamme et c'est dommage car Prometheum Exxet est de bonne qualité. Mais les suppléments sont BEAUCOUP trop longs à sortir. Il fut un temps où j'aurais chaleurement recommandé la gamme, maintenant, je déconseille car les sorties sont juste trop longues. Quand va sortir Gaia 2? J'aimerais que ce soit bientôt, mon côté pessimiste me dit jamais vu au train où vont les choses. On verra bien mais je commence à faire mon deuil car les choses paraissent mal engagées.

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Published by Fée - dans Fée rôliste
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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 17:27

http://www.draculas.info/_img/books/bram_stokers_dracula_1.jpgQuatrième de couverture : A la demande de son patron, Jonathan Harker se rend en Roumanie pour conclure la vente d’une propriété au Comte Dracula. Il laisse en Angleterre sa fiancée, la douce Mina. Passé la découverte de ce pays romanesque et le dépaysement, Jonathan se rend compte que quelque chose ne va pas. Le Comte Dracula, bien que charmant, n’est pas ce qu’il parait. Et Jonathan se rend compte qu’il est maintenant un prisonnier dans ce lugubre château…


Avis : Une fois de plus, Némésis m’a donné envie de relire ce livre. Il faut dire que son avis était presque un appel à lire le livre! :P Ma première lecture remonte à quelques années, lorsque j’avais trouvé dans les méandres de la bibliothèque de mon père un (très) vieil exemplaire de Dracula. Ma lecture remonte à tellement loin que je ne me souvenais plus très précisément de l’histoire, ce qui n’est pas plus mal. Cela m’a donné l’impression de redécouvrir le livre. J’ai beaucoup apprécié ma (re)lecture malgré de très nombreux passages qui trainent en longueur et le comportement parfois étrange de certains personnages.


Jonathan Harker se rend en Transylvanie pour finaliser la vente d’une propriété en Angleterre au Comte Dracula. Une fois arrivé dans le château reculé et lugubre du Comte, Jonathan commence à se rendre compte que son étrange hôte n’est pas tout à fait humain…


Je ne vais pas plus développer le résumé car l’histoire est plus que connue. Avant toute chose, je pense qu’il faut apprécier la manière dont le livre est écrit. En effet, on  suit les points de vue des différents personnages par le biais de leurs journaux intimes. On peut ne pas aimer car la narration est ainsi limitée à un instant T au point de vue d’un seul personnage. Ceci dit, cela ne m’a pas personnellement gênée même si il faut bien avouer que certains personnages sont plus intéressants que d’autres. Ainsi, le début du livre est vraiment très agréable à lire. On se sent aussi dépaysé et inquiet que Jonathan Harker qui se retrouve en terre inconnue, un peu sauvage et habités par des gens superstitieux. Il se dégage un certain sentiment de malaise, préparant le lecteur à la rencontre avec Dracula. Toute la première partie avec Jonathan est vraiment bien faite : les relations avec Dracula, la sensation de malaise et les découvertes de Jonathan. La tension est palpable dans les dialogues, les monologues de Jonathan et les descriptions jusqu’à la révélation finale sur la véritable nature du Comte et les tentatives d’évasions de Jonathan.


C’est quand on retourne en Angleterre pour y trouver Mina, la fiancée de Jonathan et Lucy, la meilleure amie de Mina, que cela se gâte. J’ai trouvé le temps VRAIMENT long en lisant toute cette partie. On sent que l’auteur étire sur de trop nombreuses pages la transformation de Lucy. C’est pas vraiment passionnant, c’est peu intéressant et surtout, surtout, les personnages ne réagissent pas correctement à la déchéance pourtant visible de Lucy. Le professeur Van Helsing met un temps véritablement incroyable à partager ses soupçons et, quand il se décide enfin, Lucy est déjà « morte » et enterrée. J’ai hurlé de frustration devant les airs mystérieux de Van Helsing et sa façon de faire « Moi je pense savoir mais je prends un air mystérieux et ne parle que par énigmes ». Ou pire du genre « Je vous demande de faire des trucs improbables mais en vous demandant de me faire confiance ». Quincey Morris, John Seward et Arthur Holmwood sont vraiment des gens sympathiques et compréhensifs car moi, je n’aurai rien fait sans que Van Helsing m’explique en détail le pourquoi du comment! Bref, j’ai eu presque l’impression que cette pauvre Lucy aurait pu être facilement sauvée si Van Helsing avait plus partagé ses idées, même farfelues.


Une fois que Lucy est morte (c’est triste mais c’est vrai), l’histoire se débloque d’un coup (ou presque) et on passe vraiment à la traque de Dracula. On passe avant par la case « on tue Lucy car c’est une vilaine vampire » (et ça traine un peu en longueur) histoire de convaincre toute la clique que les vampires, ça existe. Puis on se lance à la chasse au vampire. Pendant cette chasse, il faut souligner que Mina se fait mordre plusieurs fois par Dracula pendant la nuit. Et là, ces messieurs (qui, je précise, sont au courant que les vampires existent et ont vu Lucy dépérir avant sa mort… ils sont donc un poil au courant normalement) ne voient AUCUN signe que Mina s’est fait mordre. Juste un petit « Mina est un peu pâle » ou « oh elle est fatiguée, elle dort en boucle (!!!) ». Heureusement, ils finissent par avoir un éclair de génie et se rendent compte que Mina est en plein processus de transformation vampirique. La traque de Dracula qui s’ensuit est aussi assez lente, amateurs d’action, passez votre chemin. Ici, pas de baston, d’effets pyrotechniques ou autres. La poursuite est plutôt une enquête pour trouver où se réfugie Dracula avant que celui-ci ne fuit. Mais il se fait pourchasser tout de même et finit par se faire décapiter et pieuter. On a envie de plus dans cette partie, plus d’actions, plus de suspens, plus de tension mais la sauce ne prend pas. Le rythme est très lent pour une partie qui est sensée construire une certaine tension. Il faut dire que les personnages sont bavards et noient toute l’action et l’excitation sous beaucoup de paroles inutiles.


Pour résumer, je dirais que le livre commence vraiment bien mais ensuite perd de sa tension et de son intérêt. Les personnages sont trop bavards, de nombreux passages trainent en longueur et la tension se perd alors que l’on s’ennuie souvent car les pensées de certains personnages ne sont tout simplement pas intéressants. De plus, certains personnages passent plus de temps à contempler au lieu d’agir et c’est encore plus insupportable lorsque l’on sait que ce personnage a la possibilité de faire quelque chose car il sait ce qu’il se passe. Je parle bien évidemment de Van Helsing. Ne croyez pas que je n’ai pas apprécié la lecture de ce livre, il y a de très bons passages mais force est de constater qu’il est trop bavard et qu’à trop étirer la sauce, on finit par ennuyer le lecteur.

 

Catégorie Auteurs Morts

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Published by Fée - dans Fée lectrice
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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 18:59

/!\ Attention spoiler! Je ne prends pas particulièrement de gants pour parler de la fin! Vous êtes prévenus! /!\


http://www.thehouseofoojah.com/media/ccp0/prodlg/halfway-to-the-grave-9781441731821-lg.jpgQuatrième de couverture : La demi-vampire Catherine Crawfield poursuit les vampires par vengeance, espérant que l’une de ces bêtes mortes soit son père – qui est responsable d’avoir ruiné la vie de sa mère. Mais, elle se fait capturer par Bones, un vampire chasseur de primes, et est forcée à accepter une alliance improbable.


En échange d’aide pour trouver son père, Cat accepte de s’entrainer avec la créature de la nuit jusqu’à ce que ses réflexes soient aussi acérés que ses dents. Elle est épatée de ne pas finir par être son dîner – est-ce qu’il y a vraiment de bons vampires? Rapidement, Bones va la convaincre qu’être à moitié vampire n’est pas forcément mauvais. Mais avant qu’elle puisse apprécier son statut de tueuse de démons qui botte des culs, Cat et Bones sont poursuivis par un groupe de tueurs. Maintenant, Cat va devoir choisir un côté… et Bones se trouve être aussi tentant que n’importe quel homme avec un pouls.


Source : http://jeanienefrost.com/books/halfway-to-the-grave/

Traduction : moi


Avis : Je brûlais d’envie de lire ce livre après avoir lu de nombreux avis très positifs sur cette série. J’ai cependant attendu un bon moment avant de me lancer dans ce premier tome. Peut-être avais-je peur d’être déçue (comme c’est souvent le cas quand on entend monts et merveilles sur une série). Ce livre se lit bien même si au final, cela reste tout de même assez classique. Et ça n’a pas raté, j’ai été déçue car je m’attendais à mieux. Peut-être que j’en attendais trop, que je pensais que ce livre allait être plus original, flamboyant… Bref, mieux.


Catherine est un demi-vampire, sa mère ayant été violée par une de ces créatures de la nuit. Depuis, elle leur voue une haine féroce, attisée par sa mère, et les chasse et tue depuis qu’elle a 16 ans. Mais, lors d’une de ses chasses, elle s’attaque au mauvais vampire et fait ainsi la rencontre de Bones, vampire chasseur de primes. Celui-ci finit par faire une proposition à Cat : Il va l’entraîner à chasser les vampires et en échange, elle va l’aider à pourchasser celui que Bones poursuit.


Le livre est un peu découpé en deux parties : La première partie où Catherine et Bones se rencontrent puis s’apprivoisent et la deuxième partie où l’enquête commence vraiment. Je n’ai pas été particulièrement séduite par l’enquête. Elle est assez basique avec des méchants très, très méchants basiques et sans rebondissements. C’est acceptable mais ce n’est pas particulièrement palpitant. Il faut dire que les méchants ont vraiment le chic pour s’embarquer dans des activités criminelles en dépit de tout bon sens. Ces messieurs enlèvent des femmes pour en faire de la nourriture pour vampires (et esclaves sexuelles aussi). Sans rire… les vampires peuvent hypnotiser leurs victimes et faire qu’elles ne se souviennent de rien. C’est donc avec un minimum d’effort, buffet gratuit à volonté sur toutes les nanas (et mecs) que tu veux sans que jamais personne ne vienne te faire chier (bon, à par Cat si t’as pas de chance et que tu zones dans des bars miteux). Mais non! Les vampires méchants décident que c’est plus fun d’enlever des jeunes femmes (histoire d’être discret!) pour les vendre à des vampires qui veulent un casse-dalle chez eux, mais du genre nana zombie qui réagit à rien tellement elle est hypnotisée. Les méchants sont vraiment cons (ou nécrophiles, ou les deux)… Choisir une solution bancale pouvant facilement attirer l’attention au lieu de la discrétion et la sécurité. Même si ça rapporte du fric, ils peuvent s’en faire une plus grosse montagne plus facilement avec leurs pouvoirs.  M’enfin, après tout, je ne suis pas un vampire criminel.


Ce qui est le plus intéressant dans le livre, c’est le développement de la relation Cat/Bones. Le duo marche bien, leur histoire se laisse facilement suivre et se développe de manière plutôt naturelle. Ils sont même plutôt mignons tous les deux et ont chacun un caractère qui les rend intéressant. Le personnage qui m’a le plus plu est sans hésitation Bones. C’est un personnage vraiment sympathique, drôle et qu’on a vraiment envie de continuer à suivre. Il a un côté très humain, beaucoup plus humains que les véritables. Il a une façon d’être qui me plait même si (et c’est mon seul reproche à ce personnage), je ne vois absolument pas ce qu’il trouve à Cat. Comme vous le devinez maintenant, je n’ai pas spécialement été emballée par Cat. Je la trouve au final assez fade et faible. Certes, elle a du caractère et elle chasse les vampires mais elle est trop faible avec sa harpie de mère et cela m’a gâché le personnage.


Passons à ce qui m’a hérissé le poil pendant tout le livre : la mère de Cat. C’est un concentré de ce que je déteste et je me demande franchement pourquoi Cat continue à se la coltiner vu comment sa mère la considère et la traite. Aucune mère qui aime son enfant n’inciterait sa fille à aller tuer des créatures monstrueuses. Aucune mère qui aime son enfant ne risquerait la vie de sa fille de cette façon. La mère de Cat ne l’aime pas, elle ne la voit que comme un monstre et je ne comprends pas comment Cat ne s’en rend pas compte. La fin est pour moi un non-sens qui m’a fait hurler de frustration. Privilégier sa relation vouée à l’échec avec sa mère plutôt que sa relation avec Bones. Personnellement, j’aurais laissé sur le trottoir la mère sans aucun regret. Et pas parce que j’apprécie Bones. Non, surtout parce que c’est la meilleure chose à faire pour Cat si elle veut vivre une vie tranquille sans se faire reprocher ses origines (non choisies) tous les jours par sa mère hystérique. Bref, Cat, je la trouve faible à cause de cela. A part cela, elle n’est pas vraiment différente des autres héroïnes typiques de bit-lit : sait se battre, indépendante, grande gueule (quoique…). Du classique encore. Côté personnages secondaires, c’est le néant (à part la mère détestable). Les grands-parents sont inutiles, Spade le pote à Bones est transparent et à côté, il n’y a rien. Pas de quoi s’extasier.


Je vais m’arrêter là car au final, je peux résumer en un mot ce livre : classique. Rien de surprenant dans ce livre qui, tout de même, se lit très bien. L’intrigue n’est pas extraordinaire, l’héroïne ne m’a pas fait grande impression. Seul Bones tire son épingle du jeu, c’est le seul qui a une vraie présence (et qui porte le livre sur ses épaules). Je m’attendais à mieux niveau intrigue, héroïne, personnages. Pas sûre que je lise le second tome.

 

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 19:19

http://photo.goodreads.com/books/1312503987l/116483.jpgQuatrième de couverture : Derrière les paillettes de la société londonienne du XIXème siècle se cache un mal assoiffé de sang…

 

Les vampires ont toujours vécu parmi nous, s’attaquant silencieusement aussi bien aux naïves débutantes et aux dandys qu’aux conducteurs de fiacres et aux modistes de Bond Street. Sans les tueurs de vampires de la famille Gardella, ces créatures immortelles auraient pris le contrôle du monde.


A chaque génération, un membre de la famille Gardella est appelé à accepter l’héritage de la famille, et cette fois-ci, Victoria Gardella Grantworth est choisie, au crépuscule de ses débuts, pour porter le pieu.


Mais alors qu’elle navigue entre les bals et les rues dangereuses, le cœur de Victoria est déchiré entre le célibataire le plus convoité de Londres, le Marquis de Rockley, et son énigmatique allié, Sebastian Vioget.


Et quand elle se retrouve face à face avec le vampire le plus puissant de l’histoire, Victoria doit faire son choix entre son devoir et l’amour.


Source : http://www.colleengleason.com/the-rest-falls-away.html

 


Avis : Cela fait un moment que je ne lis que des avis positifs sur la série des Gardella et j’ai finalement décidé de me lancer, l’avis de Némésis m’ayant définitivement convaincue. Et je dois dire que je ne regrette absolument pas mon choix car j’ai passé un excellent moment avec Victoria.


La famille Gardella a un secret bien gardé : à chaque génération, un membre de la famille devient un Venator, un chasseur de vampires. Victoria Gardella Grantworth a accepté cette lourde tâche et se prépare à devenir une Venator accomplie tout en menant sa vie dans la société londonienne. Mais il n’est pas simple de conjuguer ses devoirs de Venator et ceux d’une jeune femme du XIXème siècle, surtout quand sa mère la presse de se trouver un bon parti et tente de la pousser dans les bras du séduisant Marquis de Rockley, le meilleur parti de Londres…


Autant dire que le côté « A chaque génération, il y a une tueuse de vampire un Venator » fait immanquablement penser à Buffy, mais est-ce un mal pour autant? Je ne le pense pas et j’ai beaucoup apprécié voir les personnages évoluer dans ce livre, malgré le côté « destin » qui fait fortement penser à notre tueuse de vampire préférée. Ce qui sauve du copié/collé, c’est que l’histoire se passe au XIXème siècle et que Victoria évolue dans la haute société londonienne. Autant dire que cela devient beaucoup plus compliqué pour une jeune femme de cette époque de sortir en pleine nuit, justifier de son comportement si elle se fait prendre dans des situations délicates, se battre en robe de soirée, faire tenir des pieux dans sa chevelure et d’être libre de ses mouvements. A cela s’ajoute la pression de devoir trouver un bon parti à épouser, situation qui complique encore plus la vie de Victoria. D’autant plus que, dans l’ombre, les vampires se font plus entreprenants. Lilith, la reine des vampires, est à la recherche d’un livre et si elle arrive à mettre la main dessus, cela pourrait bien signifier la fin de la race humaine.


On ne peut pas dire que Victoria s’ennuie dans ce tome. J’ai beaucoup apprécié cette héroïne avec son caractère et son côté parfois naïf. Ses joutes verbales avec Max sont très agréables à lire tout comme ses réflexions intérieures. Elle tente toujours de faire de son mieux mais est capable de faire face aux conséquences de ses actes. Une héroïne comme je les aime. Les personnages secondaires sont aussi de bonne facture et on ne peut que s’attacher au charmant Marquis de Rockley, le typique prince charmant. Le mystérieux Max est un personnage intriguant et qui semble antipathique au premier abord (et pendant une grande partie du livre d’ailleurs) mais je ne peux m’empêcher de comprendre son caractère et ses réserves par rapport à Victoria (et on peut voir dans le livre qu’il n’avait pas tort notamment sur un point). Eustacia, la tante de Victoria, m’a paru assez classique dans le rôle du mentor et ne m’a pas fait une forte impression. Quant à la mère de Victoria, Melly et ses comparses (Winny et Petronilla), les passages avec elles sont vite fatiguants et peu intéressants, je les lisais en diagonal sur la fin. J’imagine que cela se voulait être la touche d’humour du tome, mais la sauce ne prend pas et c’est vite assez lourd. Je termine avec le mystérieux Sebastian, mon petit chouchou. Il est mystérieux, charmeur, un peu traitre sur les bords. Bref, sa personnalité me plait tout comme son comportement et ses actions souvent troubles. J’ai bien envie d’en savoir plus sur lui et sur les raisons de ses actions.


L’intrigue est assez classique : le méchant veut un objet ultra puissant, les gentils doivent l’en empêcher. Elle est cependant prenante et se laisse suivre sans problème. Par contre, j’avais vu venir à 100 bornes LE truc spoiler dont je ne peux pas parler, mais je salue l’auteur et son courage. Ce n’est jamais simple de faire ce genre de chose, surtout vu les circonstances. J’ai versé ma petite larme d’ailleurs car la scène de fin est vraiment poignante. Victoria a grimpé encore d’un cran dans mon estime (qui était déjà haute).


Ce n’est peut-être pas le livre de vampires le plus original que j’ai pu lire mais le fait que cela se passe au XIXème siècle lui apporte la petite touche d’originalité qui le fait sortir du lot. De plus, Victoria est une héroïne courageuse et surprenante et elle est entourée de personnages secondaires qui ont une personnalité intéressante notamment Max et Sebastian. Je pense sans trop m’avancer que le deuxième tome va me plaire si il continue sur la même lignée que le premier.

 

Catégorie Auteurs Américains

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 17:31

Another-One-Bites-The-Dust-jaz-parks-series-5861565-302-500.jpgQuatrième de couverture : Jaz Parks a suffisamment de problèmes dans sa vie personnelle. Et ce dont elle n’a pas besoin, c’est d’encore plus de problèmes avec son vampire de patron et une autre mission. Cette fois-ci, elle doit récupérer un petit bijou de biotechnologie en tuant celui qui l’a volé : un ancien vampire chinois. Sa couverture pour cette mission : saltimbanques professionnels au Festival d’Hiver de Corpus Christi.


Toute l’équipe est là : une psychique, un techno-magicien, un vampire qui chante, un détective privé jongleur et Jaz. Et attention, Jaz va faire la danse du ventre. C’est vraiment, probablement, assez possible que ce soit la fin du monde tel que nous le connaissons.

 

Avis Précédent Avis : Jaz Parks s'en mord les doigts de Jennifer Radin (Jaz Parks T1)

 


Avis : J’avais beaucoup aimé le premier tome, mélange agréable de vampires et d’espionnage ainsi que les personnages. C’est tout naturellement que je me suis jetée sur le deuxième tome, ayant besoin d’une lecture légère et agréable après la lecture difficile de Kiss the Dead de Laurell K. Hamilton. Étrangement, j’étais persuadée que cette lecture allait me détendre et me faire plaisir avant même de l’ouvrir et force est de constater que mes capacités divinatoires sont vraiment exactes (appelez-moi Madame Irma)!


Jaz, Vayl mais aussi Cassandra, Bergman et Cole se retrouvent lors du festival de Corpus Christi à jouer les saltimbanques. Pourquoi cette couverture? Ils doivent retrouver le prototype d’une armure biotechnologique volé par un ancien vampire chinois qui se dissimule parmi les acrobates chinois invités au festival. Évidemment, tout va être beaucoup plus compliqué que prévu…


Quel plaisir de retrouver Jaz et Vayl! Le duo de héros fonctionne vraiment bien malgré leurs caractères marqués (et je dirais même opposés). Jaz est toujours aussi drôle, volontaire, compétente et diablement efficace. Elle me fait beaucoup rire et il n’y a pas un seul instant où je ne l’ai pas apprécié malgré des moments un peu moins intéressants à lire (j’y reviendrais). J’aime toujours autant Vayl, le flegmatique vampire. Il ne manque pas d’humour non plus et j’aime beaucoup le soupçon de jalousie qu’il entretient envers Cole. Les interactions entre Jaz et Vayl sont vraiment agréables à lire et leur amourette naissante. Il est aussi agréable de les voir se tourner autour (contrairement à de trop nombreux livres où au bout de trois pages, les héros font des galipettes dans tous les sens), c’est souvent drôle et encore plus souvent très mignon et attendrissant.


Les personnages secondaires ne sont pas en reste. On retrouve avec beaucoup de plaisir Cassandra et Bergman, toujours aussi opposés et toujours à se chercher des noises. Cela pourrait être lourd mais cela reste léger. On découvre encore plus ces personnages dans ce second tome et je les trouve tous les deux attachants à leur manière. Je ne serais pas étonnée que dans un futur proche, Cassandra et Bergman finissent ensemble malgré leurs différends. Cole est passé du statut de détective privé à membre de l’équipe dans ce deuxième tome. Et on peut dire qu’il ajoute beaucoup à l’équipe. Il a en plus pour fonction de faire un pseudo triangle amoureux même si on sait que Jaz et Vayl sont faits pour être ensemble. Bref, l’équipe est vraiment attachante.


Sans rentrer dans les détails de l’intrigue, c’est plein d’actions, parfois un peu foufou mais diablement divertissant et toujours agréable à lire. Oh, il y a sans doute des incohérences, des raccourcis un peu faciles mais c’est toujours divertissant et sans temps mort. On aime détester les méchants, un peu caricaturaux certes mais cela correspond bien au genre donné par le livre. On retient parfois son souffle, on rit et on dévore le livre vitesse grand V. Un petit bémol cependant, les passages où Jaz perd pieds lorsqu’elle dort m’ont semblé longs et un peu capilotractés. Je ne pense pas que ces passages apportaient vraiment quelque chose d’intéressant et je pense qu’il y avait matière à faire autrement pour montrer que Jaz reste encore très marquée par son passée. Cependant, vu le bon moment passé avec ce livre, je pardonne largement à l’auteur.


Bref, vous avez compris, j’ai vraiment passé un très bon moment en compagnie de Jaz. C’est drôle, léger, divertissant, légèrement barré et cela ne se prend pas au sérieux. C’est un vrai plaisir à lire et une mine de bonne humeur (et j’en avais besoin!). J’ai vraiment hâte de retrouver Jaz et ses comparses, d’autant plus que la fin augure une suite pleine de promesses.

 

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 07:58

Une petite parenthèse qui m'a fait sourire ce matin. Je regardais les stats de mon blog et, en lisant les mots clés tapés dans Google qui ont amené des gens ici, je suis tombée sur ceci :

 

 

"Anita Blake couche avec tout le monde"

 

 

Et oui malheureux/malheureuse! Je réponds à ta question, c'est effectivement la triste vérité!

 

(Bon par contre, je ne ferais pas la liste des amants car... j'ai perdu le compte. Il y en a vraiment trop!)

 

 

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 17:02

/!\ Attention spoilers! Je vais me lâcher dans cet avis et je vais sans aucun doute dévoiler des moments clés de l’intrigue. Ne pas lire cet avis si vous souhaitez ne rien savoir! /!\


http://photo.goodreads.com/books/1328767132l/12383252.jpgQuatrième de couverture : Mon nom est Anita Blake et je suis une chasseuse de vampire et une nécromancienne, ainsi qu’US Marshall. C’est pour cela que lorsqu’une jeune fille de 15 ans est enlevée par des vampires, c’est à moi de la retrouver. Et alors que je le fais, je me retrouve confrontée à quelque chose que je n’avais pas vu avant : un terrifiant groupe de gens ordinaires : des enfants, des grands-parents, des mamans, tous récemment transformés et prêts à mourir pour éviter de servir un maître vampire. Et là où il y a un martyre, je sais qu’il y en aura d’autres… Mais même les vampires ont peur de certains monstres. Et je suis l’un d’eux.


Précédent avis :  Avis : Hit List de Laurell K. Hamilton [VO] (Anita Blake T20)


Avis : J’ai mis du temps à le lire. 15 jours pour être précise, ce qui est énorme pour moi et encore plus pour un Anita Blake. Mais il fallait tout ce temps pour que je fasse vraiment mon deuil, chose que je n’avais jamais vraiment fait, ayant toujours l’espoir de voir la série s’améliorer. Je crois que c’est peine perdue et j’ai eu du mal à me faire à l’idée. Je me suis forcée à terminer ce tome et ça, ce n’est jamais très bon signe (le dernier tome que je me suis forcée à terminer est « The Name of the Wind » que j’avais pas mal démoli tellement j’avais détesté).


Vous devez avoir compris avec ce premier paragraphe que je n’ai pas aimé ce tome (Je sais, je suis aussi subtile qu’un mammouth dans un magasin de porcelaines). Je suis même franchement en colère et j’ai voulu jeter plus d’une fois mon livre de rage (mais je ne l’ai pas fait malgré la sensation de joie perverse que cela donne parce que je lisais le livre sur Kindle et je ne veux pas le casser :P). Je me suis juste contentée de lever les yeux au ciel, soupirer, rager intérieurement et citer les passages les plus savoureux à mon caribou, qui lui s’est bien marré sur le coup. Je pense qu’en plus de l’avertissement sur les spoilers, je devrais mettre un avertissement : « A ne pas lire si vous aimez encore la série, je risque d’être cynique, blasée, désenchantée (comme Mylène Farmer) et méchante » et je vais aimer ça (beaucoup, beaucoup, beaucoup).  Et pourtant, ce livre commençait bien malgré quelques défauts et situations un peu WTF… Attention les yeux, ça risque de piquer!


On retrouve Anita à Saint-Louis interrogeant un vampire lié au groupe qui a enlevé la jeune fille de 15 ans. Transformer un mineur en vampire est un crime, que le mineur soit volontaire ou non et Anita Blake ainsi que la BRIS cherchent à la retrouver avant qu’elle ne troque les burgers pour du sang. Après avoir cuisiné le vampire (et montré son string à tout le monde), elle obtient une adresse. C’est l’heure pour la BRIS, le SWAT et Anita de tenter de sauver cette jeune fille...


Sur le papier, ça sonne bien n’est-ce pas? La BRIS, de l’action, de l’enquête et du zigouillage de vampires. Tous les ingrédients pour un bon Anita comme on les aime. Et on y croit presque pendant la première moitié du livre. Car le livre est divisé grosso-modo en trois parties :


- La partie Enquête/Action

- La partie Film X

- La partie bâclage d'enquête (parce que Laurell avait oublié qu'il y avait une enquête et qu'il fallait bien finir)

 

La première partie avec la chasse et la course après les vampires est vraiment très chouette et on se retrouve dans du bon Anita plein d’actions. Comble du bonheur, on revoit des vieux de la vieille que l’on pensait relégués au grenier, couverts de poussière. Quel plaisir de revoir Zerbrowski! J’ai un gros faible pour ce personnage et je suis vraiment ravie de le revoir. On revoit aussi brièvement Clive Perry (Mais si! Le flic tout poli!), Arnet, Larry et sa femme ainsi que Dolph, qui doit suivre une thérapie avec le même psy que Richard. Souvenez-vous, Dolph avait quelques problèmes avec les monstres et cela a failli lui coûter son badge. Mais la magie de la psychothérapie a fait son boulot et zouplaboum, les vampires et les garous c’est trop cool, il les aime, peace and love et tout et tout. Désolé Dolph, tu t’es fait toi aussi lobotomisé. Reste plus que… personne pour pousser une gueulante après Anita! Ah si! Fallait bien un vilain pas beau cro méchant avec la pauvre Anita martyre et c’est notre tout gentil Larry qui endosse le rôle ingrat du « cro-vilain-pas-beau-injuste-comment-peux-tu-moi-qui-était-une-mère-pour-toi »! Et honnêtement, ça sort vraiment de nul part du genre « Anita tu es un monstre à vouloir torturer les vampires! » (Avec les gros yeux, la voix mélodramatique et tout le tintouin) et Anita qui lui sort des arguments à deux balles pour dire qu’elle préfère être un monstre pour sauver des vies.


Euh, ça sort d’où ce pétage de cable à Larry ? Honnêtement, tout se passait bien jusqu’à ce moment lamentable, cette sorte de déclaration qui sort de nulle part, surtout de la part de Larry. Je soupçonne le psy lobotomiseur d’y être pour quelque chose (c’est le grand méchant! Je le savais!). Après la scène de « torture » consiste à sortir ses instruments d’exécutrice devant la vampire qui est vraiment une chochotte. Ouais, elle est jeune, elle a peur, blablabla, honnêtement, cette scène est ridicule. On apprend aussi une information très très importante concernant la mode chez les chasseurs de vampires, il faut l’uniforme spécial sinon c’est trop mal et tu vas devant le tribunal. Euh… C’est une blague? Tu peux zigouiller pleins de vampires sur un poil de soupçon de cro-méchant-attitude et invoquer le droit au massacre mais olalala faut être bien habillé hein! Suis-je la seule à trouver cela particulièrement ridicule et complètement incohérent?


La fin de la phase action/enquête se termine avec l’introduction d’un nouveau personnage peu intéressant, le marshall Brice. Pourquoi je dis peu intéressant? Parce que tout ce que l’on sait sur ce personnage est qu’il est marshall, gay, n’a pas fait son coming out et demande des conseils à Anita pour de débrouiller avec les flics femmes… … *silence blasé* … … Vraiment?! Maintenant, quand on introduit un personnage qui semble avoir un poil d’importance, on commence par tout savoir de sa sexualité? Genre, c’est la fête, c’est normal de raconter sa life à deux inconnus. De plus, lors de cet échange ô combien inintéressant, nous apprenons qu’Anita… *roulement de tambours* couche avec une femme, une dénommée Jade! Surprise! Deux questions : c’est nouveau, ça vient de sortir? C’est qui cette Jade? (bon la réponse arrive dans le livre mais sans déconner, je ne me souvenais PAS de ce personnage). Là, j’ai commencé à me dire que ça partait vraiment en cacahuète : Larry en cro-méchant, Anita qui se tape une nana qui sort de nul part et en parle de façon casual, le nouveau type et sa sexualité… C’est en réalité une introduction à la deuxième partie du livre, la vie perso d’Anita aka la partie film X!

 

Notez que l'histoire ne va pas se développer après l'apparition de Brice. En réalité, l'histoire a sans doute été griffonné sur un morceau de nappe au restau et n'a pas été développé au delà de "Vampires méchants et cons-cons, fille de 15 ans dont tout le monde se fout mais qui est un super prétexte pour faire une pseudo enquête où personne enquête". C'est tout. L'histoire tient sur un ticket de métro coupé en deux et c'est pas la fin baclée qui veint sauver les meubles. Passons donc à la partie film X où tout le monde oublie cette histoire de gamine enlevée. Faut dire c'est pas passionnant, je les comprends, c'est plus cool de faire des galipettes avec Anita.


Allez, je vous entends dire « la Fée, t’es quand même méchante! » Peut-être (mais je vous ai prévenu). J’ai honnêtement eu l’impression de lire un mauvais film de fesses avec des dialogues et réflexions immondes du genre « Je lui aurai bien souri mais j’avais la bouche pleine, alors j’ai mis mon sourire dans mes yeux » (contexte de la scène : Anita, Nicky, gros kiki). Vous voyez le genre… Cela ne me gêne pas de lire des scènes érotiques dans un livre, au contraire. Je pars du principe que je trouve un héros/héroïne plus crédible et plus humain avec une vie amoureuse. Lire des scènes érotiques, oui. Mais, lire des scènes de films X, non. Et là, on les enchaine. En premier, Micah et Nath où j’ai bien dû prendre trois jours à avoir le courage de passer les pages de « préliminaires » à cette scène. « Oh Anita, tu es trop habillée! Hihihi! Huhuhu! » Ha… Ha… Ha… moi, je ris jaune. J’ai bloqué. Juste bloqué. C’était un supplice. Même avec Nathaniel comme personnage mais qui m’a encore saoulé dans ce tome (Je crois que c’est le divorce…). Et avec évidemment Micah, l’homme « Oui-Oui ». On enchaîne rapidement sur Nicky qui n’a pas un gros kiki mais avec qui Anita crie quand même. Pauvre Nicky qui se rend bien compte avec tristesse qu'il a un petit kiki par rapport à "l'homme braquemard" (alias Micah) mais heureusement il sait quand même se servir de son kiki et va le montrer à Anita plutôt deux fois qu'une (littéralement). Et pour finir, Méphistophélès et sa scène SUPER romantique de réveil avec le préservatif tout collé. C’est sûr que c’est vraiment le genre de chose que j’ai envie de lire dans un bouquin, que le préservatif de Méphistophélès (mon dieu, ce nom…) est collé à sa bite au réveil… Plus glauque tu meurs.


En dehors de ce vide intersidéral de boules et de bites (je suis vulgaire my god, le livre déteint sur moi), il serait dommage de passer à côté des tourments infinis des hommes d’Anita. Cynric aka Sin (ça fait pitié ce surnom aussi) est triste car Anita psychote sur sa différence d’âge avec lui et le fait qu’elle couche avec. Ça fait trois bouquins qu’on en entend parler. Moi, comme Némésis (copine!), je psychote parce qu’elle se tape des tonnes de mecs qu’elle n’aime pas. Bref, On psychote tous, c’est chouette. Il est mignon Cynric mais il va falloir qu’il se fasse à l’idée qu’il n’est qu’une bite parmi tant d’autres (même si Anita semble parfois se persuader du contraire). Comme Cynric fait Anita se sentir comme un vilain bourreau, faut compenser en la faisant se sentir une pauvre victime. C’est une fois de plus Asher qui s’y colle en pétant un cable (encore) et en poussant le bouchon un peu trop loin (Maurice). La preuve, il mord Anita en lui faisant un bisou un peu trop piquant. Première réflexion de tous les autres hommes : « Asher, t’es cro méchant! Anita ne peut plus faire de fellations à cause de toi!! » Euuuuh, attendez j’ai mal lu? Ah non, c’est bien ça… *Pars se pendre de désespoir* Ils ne sont pas censés être amoureux d'Anita ces hommes-là? Parce que si l'amour de ma vie se blesse salement à la bouche, je vais pas penser qu'il ne peut plus me satisfaire oralement.... Pour ce crime de lèse-majesté (ben oui, on se rigole pas avec les fellations d’Anita), Asher va finir exilé dans un bled histoire qu’il se calme et ne revienne jamais. J’avais déjà eu l’étrange impression que Laurell se débarrassait un peu des anciens vampires (vous vous souvenez de Damian? Oui le vampire roux. Mais siiiiiii, souvenez-vous!). Cette impression est renforcée dans ce tome avec l’exil d’Asher. Tous les vampires importants qu’on avait l’habitude de voir cèdent peu à peu le devant de la scène aux garous de tout poil. Et on ne peut pas vraiment contredire cela avec Jean-Claude qui, malgré son apparition, me semble cruellement absent. On notera aussi qu’Anita a failli tuer Nicky en lui pompant son énergie parce que c’est son bride mais je n’ai pas eu peur un seul instant pour lui. Je me suis juste dit « Ah ben tiens, fallait bien un truc de plus pour qu’Anita psychote encore… »


Cette pénible partie finit par se terminer tout de même pour laisser la place à la résolution de l’enquête (ben oui, il ne reste plus que 20 pages, va bien falloir s’y coller). Ici, pas de surprise, en deux coups de cuillères à pot c’est réglé (du Laurell tout craché). Le serviteur humain du maître qui veut les vampires avec un libre arbitre vient voir la police. Il se rend compte que la liberté pour les vampires c’est de la merde car ils ne font que des conneries. Lui et son maitre, on ne les reprendra plus. Voilà. On ne voit pas le maître en question. Zouplaboum. Faut dire que si le serviteur humain ne se serait pas pointé, personne n'aurait continué l'enquête ("Hein? la gamine de 15 ans? On s'en fout, Anita ne peut plus faire de pipes! C'est vachement plus grave!!") On a droit aussi à une pathétique prise d’otage de Nathaniel par un des cons-cons épris de liberté qui trouvent que JC et sa bande sont cro-méchants, parce que…. Ben…. (Attendez, je cherche)… ils sont cro méchants et puis c’est tout! (argument imparable, n’est-ce pas? Moi aussi j’ai trouvé ça un peu léger). J’aurai voulu que la bombe explose histoire de nettoyer un peu (oui, j’en suis à ce point-là…) mais même pas. Les oiseaux chantent, les vampires boivent du sang, les hommes d’Anita sont tous vivants et prêts à honorer leur déesse nymphomane. Bref, tout se passe bien dans le meilleur des mondes selon Laurell. Et moi, j’ai envie de me laver les yeux à la Javel.


Vais-je continuer à les lire? Honnêtement, là, tout de suite, maintenant, j’en n’ai pas envie. Peut-être que je risque de le faire juste pour pouvoir démolir le livre (mais ça serait pas très, très gentil. Mais tellement jouissif!). Ma curiosité risque de me faire jeter un œil (oui, je suis comme les chats, sauf qu’ici la curiosité tue la fée à coup de scènes de fesses). Je n’ai plus d’espoir pour cette série, j’aimerais juste une fin rapide et sans douleur pour Anita histoire que cesse la déchéance de cette série que j’ai longtemps et inconditionnellement adoré.

 

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 17:12

http://images-eu.amazon.com/images/P/1591025974.02.LZZZZZZZ.jpgQuatrième de couverture : La première mission de Lila Black était un désastre : elle a été forcé de tuer un ami pour sauver la star du rock Zal et maintenant cet ami, le nécromancien elfe Tath, vit à l’intérieur d’elle, commentant ses actions à la Jiminy Cricket. Comme il n’y a pas de meilleur remède que de se lancer à corps perdu dans le travail, Lila est maintenant en mission sous couverture à Demonia pour enquêter sur les résultats de la récente explosion de la bombe quantique et aussi pour apprendre comment Zal a réussi à devenir en partie démon. Son investigation est compliquée par sa couverture comme journaliste faisant un reportage sur la haute société de Demonia car de dangereuses forces se tapissent dans le tourbillon social de fêtes luxueuses.


Précédent avis :  Avis : Keeping it real de Justina Robson [VO] (Quantum Gravity T1)


 

Avis : J’étais sortie assez mitigée du premier tome. L’univers me plaisait beaucoup mais l’écriture confuse avait failli me perdre au début du premier tome. De plus, le comportement et les décisions de certains personnages (notamment de l’héroïne, Lila) m’avait laissé complètement pantoise tellement elles étaient invraisemblables. Cependant, j’ai finalement décidé de passer outre mes réticences et de lire ce second tome.


Nous retrouvons Lila peu de temps après son retour de mission d’Aflheim. Et nous la retrouvons accompagnée de l’âme de Tath qui a élu domicile dans son corps après qu’elle l’ait tué. Alors qu’elle tente tant bien que mal de cacher à tous son invité involontaire, accessoirement puissant nécromancien, elle est renvoyée en mission à Demonia avec plusieurs objectifs à remplir. Elle est officiellement envoyée pour découvrir Demonia et sa société. Officieusement, elle est chargée de découvrir comment Zal a bien pû devenir un démon alors qu’il est un elfe. Elle part ainsi à Demonia, chaperonnée par Sorcha, la sœur de Zal et démone star de la pop en Otopia.


Une fois encore, je sors mitigée de ma lecture. Pourtant, j’étais très enthousiaste à l’idée de découvrir Demonia et sa société mais j’ai eu l’impression de passer vraiment à côté. Pire, certains travers du premier livre sont encore présents, notamment au niveau de l’écriture confuse, me faisant presque décrocher à un passage. C’est dommage car l’univers est toujours aussi intéressant et passionnant et l’intrigue est très agréable à suivre avec notamment une fin qui ouvre de nouvelles possibilités et questions.


Ce qui m’a vraiment gêné dans ma lecture, c’est cette écriture confuse donnant l’impression que l’auteur peine à nous dire ce qu’elle veut que l’on sache. Je pense notamment à deux passages : celui dans l’I-space avec Malachi (passage qui a bien failli me faire décrocher définitivement du livre) et celui où Zal est échoué dans l’univers des élémentaires. Ceux deux passages sont très longs (et durent longtemps, notamment celui avec Zal). Je sentais en plus que ces deux passages étaient très importants mais rien à faire, j’avais l’impression de tourner les pages dans un brouillard. Le pire, c’est quand Zal, une fois sorti de son pétrin, explique ce qu’il a observé dans le monde des élémentaires : je n’avais RIEN compris de tout cela. En fait, j’ai l’impression que dès que cela devient un peu complexe/mystique, l’auteur cherche à rester trop mystérieuse/poétique, à vouloir parfois trop en dire (ou pas assez) et au final, on ne comprend rien et ces passages sont vraiment durs à lire car en plus de se sentir noyé, c’est chiant (n’ayons pas peur des mots).


A côté de cette écriture confuse, j’ai un peu eu l’impression de passer à côté de Demonia. Là où je pensais que sa société allait être au cœur de l’histoire, c’est au final une partie un peu accessoire. Au lieu de se sentir plongée au cœur de cette société particulière, j’ai plus eu l’impression d’observer cela de loin. Peut-être que je me suis fait de fausses idées avec le résumé. En tout cas, ce n’est pas ce à quoi je m’attendais. Cependant, tout n’est pas à jeter bien entendu et il y a de très bonnes scènes, notamment quand Lila va à la réception d’une des familles les plus huppées de Demonia et ce, juste après avoir tué le fils de la chef de famille. La scène où elle se promène dans le bazar est aussi vivante et colorée tout en insufflant un certain malaise alors que Lila découvre un côté plus sombre de la société démoniaque.


Par contre, là où le livre brille vraiment, c’est pendant toute la partie tournant autour du meurtre des parents de Lila. La scène entre Lila et sa sœur est une petite merveille, tout en retenue, rancœur et amitié fraternelle. L’auteur a vraiment fait une scène poignante et pleine d’émotion sans tomber dans le pathos. Et je ne parle même pas du twist final, une vraie surprise qui offre de nombreuses possibilités et promet de bonnes choses pour la suite (Je reste volontairement vague mais pour une fois, je trouve facile de raconter sans spoiler :P)


Côté personnages, on retrouve toujours Lila, notre héroïne robotique. Mais dans ce tome, elle partage son corps avec Tath, un elfe nécromancien qu’elle a tué dans le précédent tome. Et force est de constater que le duo fonctionne vraiment bien. On découvre vraiment Tath et sa personnalité et on se rend compte aussi que lui, tout comme Lila, s’attachent l’un à l’autre malgré leurs prises de bec. La relation entre eux est vraiment intéressante à lire. Bon, cela n’empêche pas à un moment Lila de prendre une décision en dépit du bon sens (pas aussi incompréhensible que dans le 1 mais je me suis dit qu’elle n’était vraiment pas maline et qu’elle courrait à la catastrophe, ce qui n’a pas manqué).  Lila est vraiment un personnage intéressant et fort (à défaut d’être intelligente) mais qui reste tourmentée par son corps et ses choix de vie. Heureusement, Tath est là pour la soutenir et la conseiller, tout comme un petit nouveau venu, un Imp malicieux qui, je pense, nous réserve quelques surprises. Je suis plus réservée sur Zal et Malachi, les deux personnages mis en avant dans ce tome. Leurs passages étaient vraiment longs, difficiles et confus, ne les mettant pas vraiment en valeur (surtout Zal, délirant dans l’univers des élémentaires). Malachi est intéressant mais j’attends d’en savoir plus sur lui, il reste assez mystérieux malgré son apparente loyauté à Lila. Les personnages plus secondaires ne sortent pas vraiment du lot malheureusement, à par Sorcha, même si elle n’est pas aussi flamboyante que dans le premier tome.


Bref, un second tome en demi-teinte. La fin est pleine de promesses et de possibilités. Je reste très curieuse car l’univers est prometteur et original mais l’écriture confuse me rebute vraiment. Je n’aime pas me sentir dans le brouillard en ayant l’impression de ne pas tout comprendre et que quelque chose m’échappe. J’hésite à me lancer dans le troisième tome à cause de cela. Je me connais, ma curiosité va prendre le dessus, mais pas avant un petit moment, le temps que j’oublie ce problème d’écriture.

 

Catégorie : Auteur Anglais

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